Mouvement pour une Nouvelle Humanité  Accueil Politique Société Cultures Spiritualité Statuts Charte Internet
Recevez gratuitement le bulletin du M.N.H

  
Le Lobby Israélien et la politique étrangère américaine (part 4)
L'antisémitisme ou l'art de museler les critiques




Aucune discussion sur le Lobby ne serait complète sans examen d'une de ses armes plus puissantes: l'accusation d'anti-sémitisme.
Toute personne qui critique les actions d'Israel ou argue du fait que les groupes pro-Israéliens ont une influence significative sur la politique Moyen-Orientale des Etats-Unis – un hommage à l'influence de l'AIPAC – a une forte chance d'être traitée d'antisémite.


En effet, toute personne qui affirme simplement qu'il y a un Lobby Israélien court le risque d'être accusée d'anti-sémitisme, bien que les médias israéliens fassent référence au 'Lobby Juif' en Amérique.
En d'autres termes, le Lobby se vante d'abord de son influence et attaque ensuite toute personne qui attire l'attention sur lui. C'est une stratégie très efficace: l'anti-sémitisme est quelque chose dont personne ne veut être accusé.


Les Européens ont été plus disposés que les Américains à critiquer la politique israélienne, ce que certains attribuent à une réapparition de l'anti-sémitisme en Europe. 'Nous arrivons à un point', déclarait l'ambassadeur américain auprès de l'Union Européenne début 2004, 'qui est aussi abominabe que ce qui se passait dans les années 30'.

Mesurer l'anti-sémitisme est une chose compliquée, mais le poids des preuves montrent la direction opposée.

Au printemps 2004, quand les accusations d'anti-sémitisme européen se sont répandues en Amérique, des sondages d'opinion publique européenne séparés menés par l'Anti-Defamation League basée aux Etats-Unis et le Pew Research Center for the People and the Press ont constaté qu'en fait il diminuait.

Dans les années 30, en revanche, l'anti-sémitisme était non seulement répandu parmi les Européens de toutes classes mais était considéré comme tout à fait acceptable.


Le Lobby et ses amis dépeignent souvent la France comme le pays le plus antisémite d'Europe.
Mais en 2003, le chef de la communauté juive française a déclaré que la 'France n'était pas plus antisémite que l'Amérique.'

Selon un article récent paru dans Ha'aretz, la police française a rapporté que les incidents antisémites avaient diminué de près de 50% en 2005; et cela bien que la France ait la plus grande population Musulmane d'Europe.

En conclusion, quand un juif français a été assassiné à Paris le mois dernier par un gang Musulman, des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour condamner l'anti-sémitisme. Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont tous les deux assisté à l'office commémoratif de la victime pour montrer leur solidarité.


Personne ne nierait qu'il y a de l'anti-sémitisme parmi les Musulmans Européens, en partie provoquée par la conduite d'Israel envers les Palestiniens et une partie parce qu'il y a tout simplement du racisme.

Mais c'est une question séparée avec peu de relation avec si oui ou non l'Europe est aujourd'hui comme l'Europe des années 30.

Personne ne nierait qu'il reste quelques antisémites autochtones virulents en Europe (comme il y en a aux Etats-Unis) mais ils ne sont pas nombreux et leurs opinions sont rejetées par la grande majorité des Européens.


Quand ils sont pressés d'aller au delà de la seule affirmation, les avocats d'Israel prétendent qu'il y a un 'nouvel anti-sémitisme', qui équivaut à une critique d'Israel. En d'autres termes, critiquez la politique israélienne et vous êtes par définition un antisémite.

Quand le Synode de l'Eglise Anglicane a récemment voté pour désinvestir de Caterpillar Inc. parce qu'il fabrique des bulldozers utilisés par les Israéliens pour démolir les maisons palestiniennes, le Grand Rabbin s'est plaint que cela 'aurait des répercussions les plus défavorables sur. . . les relations entre les Juifs et les Chrétiens en Grande-Bretagne ', tandis que le Rabbin Tony Bayfield,à la tête du Mouvement de Réforme, disait : 'Il y a un net problème d'anti-Sioniste – à la limite de l'antisémitisme - des attitudes émergeant de la base et même des catégories au centre de l'Eglise.'
Mais l'Eglise était simplement coupable de protestation contre la politique du gouvernement israélien.


Des critiques sont également accusés de tenir Israel à un niveau injuste ou de remettre en cause son droit à exister. Mais ce sont de fausses accusations aussi.

Les critiques occidentaux d'Israel ne remettent presque jamais en cause son droit à exister : ils remettent en cause son comportement envers les Palestiniens, tout comme les Israéliens eux-mêmes.

Israel n'est pas non plus jugé injustement. Le traitement des Palestiniens par les Israéliens attire la critique parce qu'il est contraire aux notions largement admises des droits de l'homme, au droit international et au principe de l'autodétermination nationale. Et c'est difficilement le seul Etat à avoir affronté de vives critiques pour ces raisons.

En automne 2001, et particulièrement au printemps 2002, l'Administration Bush a tenté de réduire le sentiment anti-Américain dans le monde Arabe et de saper le soutien aux groupes terroristes comme Al-Qaida en stoppant la politiques expansionniste d'Israel dans les Territoires Occupés et en préconisant la création d'un Etat palestinien.

Bush avait à sa disposition des moyens de persuasion très significatifs. Il aurait pû menacer de réduire le soutien économique et diplomatique à Israel, et les Américains l'auraient presque certainement soutenu.

Un sondage de mai 2003 indiquait que plus de 60% des Américains étaient disposés à retenir l'aide si Israel résistait à la pression des Etats-Unis pour régler le conflit, et que le nombre atteignait 70% parmi 'les politiquement actifs'.
En effet, 73% ont dit que les Etats-Unis ne devraient pas favoriser l'une ou l'autre partie.


Pourtant, l'Administration n'a pas changé la politique israélienne, et Washington a fini par la soutenir.

Avec le temps, l'Administration a également adopté les propres justifications d'Israel sur sa position, de sorte que la rhétorique des Etats-Unis a commencé à imiter la rhétorique israélienne.









Copyright © M.N.H .Tous droits réservés.

Publié le: 2006-03-28

[ Retour ]
Content ©

©2005 - Mouvement pour une Nouvelle Humanité   Accueil Politique Société Cultures Spiritualité Statuts Charte Internet
Les documents publiés sur ce site sont soumis aux droits d'auteur. Leur utilisation sans l'accord des auteurs est interdite.
MNH - Siège social : 26 allée Georges Récipon 75019 Paris, France
Tél : +33 (0) 6 13 18 64 86



Site motorisé par PHP-Nuke.