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Police: La police française, une milice républicaine?
Edité le 02 avril 2009


Société
Amnesty International (AI) vient de jeter un autre pavé dans les pratiques barbares de notre si démocratique pays des droits des libertés individuelles.
L’organisation non gouvernementale, qui lutte contre les atteintes aux droits de l’homme dans plus de 150 pays, vient de publier son rapport 2009 que le MNH s’est procuré.


En introduction du rapport 2009, intitulé « France – des policiers au dessus des lois », AI réitère son inquiétude persistante sur la violation des droits de l’homme en France et l’impunité dont jouissent les agents de l’ordre. Les homicides, qui leur sont imputés, sont rarement suivis d’enquêtes impartiales et sérieuses pouvant aboutir à des condamnations.


Après son rapport 2005 faisant état de plusieurs cas de graves violations présumées des droits humains commises par des responsables de l’application des lois depuis 1991, AI invitait l’Etat français à œuvrer pour une véritable justice digne d’un Etat moderne. Malheureusement, les autorités françaises n’ont appliqué aucune des recommandations essentielles visant à lutter contre les violations des droits humains et le climat d’impunité évoqués par AI et dont l’association MNH avait largement fait écho sur son site internet.


Force est de constater 4 ans plus tard, notamment avec l’arrivée du petit timonier anxiogène dans le paysage politique national, que les problèmes mentionnés en 2005 n’ont toujours pas été réglés, loin s’en faut. La police française est toujours aussi mal instruite, les violations des droits humains sont plus que pratique courante, notre justice reste en deça des normes du droit international et les droits des victimes restent ignorés.


Les violations constatées par AI incluent notamment des homicides (gentiment qualifiés de bavures), un usage excessif de la force, des actes de torture ou d’autres mauvais traitements, des motivations racistes se traduisant souvent par des injures de la part des agents dépositaires de l’autorité de l’Etat, des accusations fantaisistes et fallacieuses d’outrage et de rébellion brandies par des policiers en guise de cache-misère pour dissuader d’éventuels justiciables, des décisions de juste des cours nationales contredites en dernier recourt par la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH), un Etat parfois complice ou tolérant vis-à-vis d’actes violant ses obligations, en vertu de l’article 2 de la CEDH (garantie du droit à la vie).


Même quand l’ONG admet que la tâche des responsables de l'application des lois est parfois difficile, elle relate crument les erreurs et les fautes commises par les agents de la force publique. AI justifie l’absence de sanction à leur égard du fait des lacunes dans la législation, d’une police sous formée et dilettante à mener des enquêtes exhaustives sur des violations des droits humains impliquant ses agents, et d’une justice inique telle qu’elle se pratique sous des républiques bananières.
Le manque de crédibilité des organes chargés de faire respecter la loi est un aussi réel catalyseur aux comportements hors-la-loi des agents de police.


AI est probablement optimiste dans son rapport même lorsqu'il estime que les méthodes utilisées pour enquêter sur les allégations des policiers ne sont pas toujours à la hauteur des normes du droit international  et que les habitants de la France s’attendent à mieux.


L’association MNH qui observe les comportements déviants des forces de l’ordre ou des élites ethno-claniques auto promues dans les institutions républicaines, n’attend rien de mieux des ectoplasmes qui tiennent lieu d’action politique en France.


L’association MNH continuera par conséquent de rapporter aux instances supranationales européennes et internationales les cas qui seront portés à la connaissance de ses services, qu'il s'agisse de discriminations raciales, de traitements inhumains et dégradants infligés par des agents de l’ordre dépositaire de l’autorité publique ou de dénis de justice.


Encore heureux que AI n’ait pas enquêté sur les restrictions de la liberté d’expression dans notre démocratie, cette France encline à dicter le respect des droits de l’homme au reste du monde, aurait un air flétri.


 

La Rédaction du MNH


 
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