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Holocauste: Commémoration de l'holocauste rwandais
Edité le 13 avril 2009


Société
ossements de cranesLe Rwanda commémore aujourd’hui, le 15ème anniversaire du pire génocide que l’humanité ait connu, après la traite négrière transatlantique.

Le lancement officiel des commémorations a lieu à Kigali la capitale rwandaise, sur les collines de Nyanza ou périrent des milliers de Tutsis et Hutus durant les massacres perpétrés en 1994.


Paul Kagamé, le chef de l’Etat, assistait à la cérémonie qui a débuté par le chant de l’hymne national - symbole de l’unité retrouvée - et s’est poursuivie par l’enterrement des restes de corps assemblés après le génocide.

Les Rwandais, qui assistaient nombreux à cette célébration, avaient encore en tête le souvenir de leurs parents, amis ou compatriotes, venus chercher refuge dans ce camp des forces de l’Organisation des Nations Unies (ONU). 5000 personnes furent ainsi livrées aux pires atrocités après le refus des agents de l’ONU de les protéger.

Assistaient aussi à cette cérémonie, les représentants de la « communauté internationale », parmi lesquels les ex-complices de ce sinistre génocide.


D’après les chiffres récents, publiés par l’ONU et le gouvernement rwandais, les évènements ayant conduit au génocide du Rwanda ont duré plus de 4 mois (du 6 avril au 4 juillet 1994). Plus d’un millions de Tutsi et des Hutus modérés furent exterminés par les extrémistes Hutus, avec le soutien des militaires de l’Interahamwe et des pays occidentaux. Les Nations-Unies ont aussi recensé près de 2 millions de Rwandais qui ont fui leur pays.

Temoins vivant de l'holocauste rwandais
Le gouvernement français entretenait d’étroites relations avec Habyarimana. L’industrie de l’armement y avait signé de juteux contrats en 1975 et les militaires français entrainaient leurs homologues rwandais, infiltrés par des miliciens extrémistes hutus.


Depuis son élection à la tête de l’Etat, Paul Kagamé n’a cessé de porter sur le devant de la scène la responsabilité politique de la France sur ce génocide et de s’interroger sur le manque de volonté des instances internationales à poursuivre les responsables de ce crime contre l’humanité. En effet, des enquêtes ont permis d’identifier des centaines de suspects vivants en France, en Belgique, au Canada, au Kénya ou encore au Congo (RDC).

Depuis la fin du génocide, le Rwanda a beaucoup œuvré pour la réconciliation des Hutus et des Tutsis, mais une frange importante de Rwandais s’impatiente de l’inertie de la communauté internationale ainsi que les Nations-Unies à faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé. Les efforts du Tribunal Pénal International à Arusha n’ont apporté que des frustrations dans la mesure où cette instance n’a jugé que de simples exécutants.
Les conséquences du génocide resteront un éternel poids dans la conscience humaine.


 
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