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Colonialisme: Côte d`Ivoire / Malick Noël Seck : Pour L’Afrique, je défends Gbagbo !
Edité le 21 janvier 2011


Politique Lorsque vous entendrez parler de la Côte d’Ivoire, tendez l’oreille, on parle de vous. Il n’y a pas de crise Ivoirienne, ce n’est pas la Côte d’Ivoire qui est en crise, il y a une crise des intérêts français en Côte d’Ivoire suite à la décision du Conseil constitutionnel ivoirien de valider la victoire de Laurent Gbagbo à la présidentielle de 2010. Dés lors, ni l’Onu, ni la France ni une quelconque Institution internationale ne peut en aucun cas se substituer à la Constitution ivoirienne. Il existe une attitude légaliste, butée et débonnaire qui persiste à croire que les situations politiques dans l’Ouest africain doivent être soumises aux mêmes critères d’analyses que leurs variantes occidentales et que les Républiques africaines devraient se conformer au Droit constitutionnel hérité de la France.

Or l’attitude légaliste n’est pas l’unique grille de lecture et la République qui de fait associe l’intérêt général aux intérêts du peuple doit être seule à triompher dans tous les cas de figure. Lorsque le Président français Nicolas Sarkozy du haut de sa tribune pose un ultimatum au Président Gbagbo et à sa femme, je me range automatiquement du côté de Gbagbo parce qu’à ce moment précis il devient une figure emblématique.

Et lorsque cette insulte est proférée au moment même où nous fêtons le cinquantenaire de nos indépendances octroyées, Gbagbo devient un être providentiel, et les éructations des milieux d’affaires, les menaces d’une intervention militaire et l’unanimité des flics de la presse à le désigner perdant, deviennent autant de titres honorifiques qui s’ajoutent à son curriculum. Nous connaissons à présent la composition de la Commission électorale dite indépendante, elle était à 80% Ouatariste ! Gbagbo demande le recompte des voix, la communauté internationale lui exige de perdre. Il sait le prix de la défaite ! C’est le renouvèlement du pacte colonial, c’est l’uranium nigérien vendu à vil prix à la compagnie française Areva, le pétrole gabonais à Elf Aquitaine, les projets d’aménagement de nos territoires réservé à Bouygues, les télécommunications au groupe Orange ; paludisme et pieds nus pour les enfants de Cocody, hors-bord et école privée pour les rejetons français de la Lagune, mains calleuses et toits de chaumes pour les cultivateurs de cacao du ZanZan, Jaguar et appartements de luxe pour les chocolatiers de Neuilly ; parce que c’est à ce prix-là que l’on mange du sucre en Europe.

Ce que veut la France, c’est conserver dans ses territoires l’aristocratie républicaine dressée pour la servir, tel Bongo et Eyadéma, ventripotent dans leurs costumes, sergents chefs au syndicat de la trahison et dignes successeurs de leurs pères respectifs. Et lorsque rien ne marche, on fomente une rébellion armée, on exige des élections pour bourrer les urnes, on organise le crime crapuleux et des campagnes de presse, parce qu’il faut vaincre sans avoir raison, parce qu’il faut que les bourgeois de la grande industrie française dorment tranquille, et que les partis politiques français se fassent financer leurs campagnes électorales au détriment de nos peuples. La France ne peut pas nous humilier chez elle et chez nous. Vous connaissez le mythe de la terre d’accueil, les contrôles au faciès, la réalité des rafles nocturnes et des déportations sommaires. De quel côté du revolver êtes-vous ? D’un côté, vous avez Ouattara avec ses propriétés parisiennes, ses amis du Fmi, ses frères maçonniques et sa femme, de l’autre vous avez Gbagbo dont le seul tort est le refus de négocier les intérêts de la Côte d’Ivoire et pour cela, il est calomnié, livré pantelant aux convulsions du brigandage, vilipendé par le même système qui jadis nous vendit le cannibalisme de Bokassa.

Les ennemis de la Côte d’Ivoire sont planqués dans un hôtel, incapables d’orchestrer un soulèvement populaire, trahis par les électeurs fictifs qui les ont élus et comble du comble, c’est l’Onu qui les protège. Je vous ferais remarquer au passage que l’Onu a fait un bien meilleur travail à défendre les retranchés de l’Hôtel du Golf que les Tutsi de l’Hôtel des Mille Collines à Kigali lors des massacres de 1994, parce que ses interventions sont fonctions du pedigree des victimes. Nous ne sommes plus les tirailleurs de la France. Aucun Sénégalais n’ira mourir en Côte d’Ivoire. L’amélioration de nos conditions d’existence passe nécessairement par le contrôle de nos matières premières que seule notre souveraineté nationale peut garantir.

Or, être souverain c’est pouvoir librement décider de son sort. Gbagbo doit gagner, la marche de l’histoire l’exige ! Et c’est la seule Renaissance africaine qu’il vous sera donné de vivre.

Malick Noël Seck
SG Convergence Socialiste
Responsable PS à Sicap Liberté(Dakar - Sénégal)

 
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Re: Côte d`Ivoire / Malick Noël Seck : Pour L’Afrique, je défends Gbagbo !
par Visiteur le 21 janvier 2011
RAILA comme un voyou

Dans la résolution de la crise ivoirienne, le peuple de Côte d’Ivoire continue de découvrir toutes sortes de personnes comme négociateurs. De véritable, moins que rien qui se font subitement une publicité dans la douleur des Ivoiriens. Le dernier en date, n’est autre que le Premier ministre kenyan Raila Odinga.

On comprend bien pourquoi le sort n’a peut-être pas voulu que cet homme pourtant aux portes du palais, ne soit pas Président du Kenya. Raila, président de ce pays aurait peut-être été une catastrophe pour le peuple. Depuis hier, tous ceux qui suivent de près l’évolution de la crise avec beaucoup de sang froid, se diront sûrement à la fin que la presse ghanéenne avait bien raison de mettre en doute, sa neutralité. Arrivée à Abidjan sous le couvert de l’Ua, officiellement pour trouver une solution à la crise, il avait sous le manteau, un autre agenda. Raila était, en réalité, en mission pour Sarkozy qui veut par tous les moyens, mettre Ouattara au pouvoir.

A Abidjan, le lundi dernier, il a rencontré le chef de l’Etat au Palais présidentiel. Au sortir de l’audience, tout souriant, il annonce des avancées notables dans les discussions. C’est après qu’il va au Golf rencontrer le mauvais perdant Alassane Ouattara. L’a-t-il vraiment rencontré ? Les journalistes continuent de se poser cette question. Tout compte fait, il est clair que ça été une rencontre éclair rapidement expédiée en moins de 15 mn. Là où il a fait plus de 2h d’audience avec Gbagbo. Pourquoi l’a-t-il fait ? Question sans réponse. Après, l’homme devrait retourner rendre compte de sa discussion avec Ouattara au chef de l’Etat. C’est ce qui a été convenu. Puisque c’est comme cela que ça se passe.

Dans l’après-midi du mardi 18 janvier 2011, le ministère des Affaires étrangères tente de le joindre à l’Hôtel Pullman où il a logé. «Quand nous avons appelé, ses services nous ont dit qu’il était en réunion». Explique le ministre Alcide Djédjé. Raila ne viendra plus jamais revoir le Président de la République, jusqu’à ce que dans la soirée du mardi, le monde diplomatique apprenne que son départ est prévu pour le mercredi matin après une conférence de presse à 7h30.

De mémoire de journaliste, c’est la première fois qu’une conférence de presse est donnée ici à cette heure. Mais bien plus, qu’est-ce qui s’est passé dans la journée du mardi pour que Raila abrège sa visite en Côte d’Ivoire pourtant prévue pour une semaine. En réalité, il a mis à exécution le plan tracé avec Sarkozy sur qui il compte désormais pour aller encore à la conquête du pouvoir kenyan lors de la prochaine présidentielle. Il veut de ce fait s’établir un butin de guerre dans la douleur des Ivoiriens. Et pour faire plaisir à Sarkozy, il se permet de mentir comme un voyou.

Comme un homme de la rue car dans la journée il se trouve que Sarkozy est rentré en jeu ouvertement pour changer son agenda. Ça veut tout dire. Et c’est pourquoi, il a fait croire que c’est le Président Gbagbo qui refuse de lever le blocus du Golf Hôtel. Drôle de médiateur. Raila ne s’empêche pas de demander aux pays amis qui soutiennent la Côte d’Ivoire de revoir leur position. Même sa déclaration préconise l’usage de la force en Côte d’Ivoire. En fait, il reprend ce qu’il avait dit au début de cette crise post-électorale.


Guéhi Brence


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Re: Côte d`Ivoire / Malick Noël Seck : Pour L’Afrique, je défends Gbagbo !
par Visiteur le 21 janvier 2011
Corruption De L’ONU/ Mme Ileana Ros-Lehtinen (pdte Comité des Affaires étrangères): «Il faut réformer ce monstre»

L’Organisation des Nations unies (Onu) est au centre d’un sérieux débat qui risque de le réformer dans les semaines à venir, au Congrès américain. Au regard des intrigues politiques et du comportement de cette organisation mondiale dans le monde (et particulièrement en Côte d'Ivoire). Un membre du Congrès américain a critiqué ouvertement l’Onu sans mâcher les mots. De fait, Mme Ileana Ros-Lehtinen la nouvelle majorité républicaine à la Chambre des Représentants des Etats-Unis d'Amérique a décidé d'utiliser le poids de son pays, pour forcer des réformes nécessaires à l’Organisation des Nations unies (Onu). Avec des mots très forts, la nouvelle « patronne » du Comité américain des Affaires étrangères a confié au journal Washington Times ses plans pour soigner l'image ternie de l'Onu.

Selon Mme Ileana Ros-Lehtinen, «la majorité de leurs membres dans la Chambre des Représentants sont favorables à une réforme de l'Onu qui est corrompue et mal gérée...». La Républicaine de l'Etat de la Floride continue en insistant pour dire que «réduire le budget alloué à l'Onu par les Etats-Unis, n'est pas une solution suffisante. Parce qu'il faut réformer le monstre qu'est l'Onu. Et si nous n'aboutissons pas à une réforme fondamentale, c'est que nous continuons de récompenser une Organisation corrompue et mal gérée». Pour enrichir le débat, une réunion importante sur le sujet est prévue pour le 25 janvier 2011, par le Comité des Affaires étrangères dirigé par Mme Ros-Lehtinen.

Frimo D. Koukou


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Re: Côte d`Ivoire / Malick Noël Seck : Pour L’Afrique, je défends Gbagbo !
par Visiteur le 21 janvier 2011
Règlement de la crise post-électorale : Comment la Françafrique sabote la médiation

Conduits par la France, les pays qui prônent l’usage de la force militaire contre le président Gbagbo manœuvrent activement pour faire échouer la médiation africaine. C’est à une vraie danse de sorciers qu’ils se livrent autour du pays.

A chaque fois que la médiation africaine menée par l’Ua et la Cedeao tente de prendre ses responsabilités pour trouver une solution pacifique et négociée à la crise postélectorale qui prévaut en Côte d’Ivoire, la France et ses relais mènent des contre offensives. Une stratégie qui a toujours prévalu dans le règlement de la crise ivoirienne où la France bat plusieurs cartes en même temps. Afin de s’assurer de maintenir encore et toujours la Côte d’Ivoire dans son giron.

Déjà en 2002, la France a manœuvré avec Abdoulaye Wade, Blaise Compaoré et autres pour faire échouer la médiation de la Cedeao conduite par feu Gnassingbé Eyadema pourtant en bonne voie. Par la suite, les accords de Marcoussis interviendront et tout sera mis en œuvre à la rue Kléber pour «rendre la Côte d’Ivoire ingouvernable», comme l’avait prédit Alassane Ouattara. Et c’est le même sort qui a été réservé à la médiation de l’ancien chef d’État sud africain Thabo Mbeki, qui a été envoyé d’urgence à Abidjan, aux premières heures de la crise.

La particularité de l’actuel locataire de l’Élysée, c’est qu’il rêve de «tout nettoyer» à Abidjan et il ne lésine sur aucun moyen pour arriver à ses fins. Consigne a été donnée à Alassane Ouattara de jouer la carte du pourrissement de la situation. C’est pourquoi, il répète comme un perroquet les positions exprimées par Paris au sujet des propositions faites par les médiateurs ou le président Gbagbo. Il n’est donc pas étonnant de voir Raila Odinga, porteur de nouvelles offres aux deux parties en conflit, si optimiste pourtant lundi à son arrivée, déchanter 24h plus tard. Il aura buté sur le refus de Ouattara de se pencher sur les propositions de sortie de crise du médiateur pourtant acceptées par le président Gbagbo.

Tout pour l’option militaire
6 ans après les tueries de novembre 2004, le successeur de Jacques Chirac remet le couvert. Nicolas Sarkozy malmène la médiation africaine qu’il n’hésite pas à instrumentaliser. Pendant que le premier ministre kenyan prend ses quartiers à Abidjan où il devait soumettre de nouveaux schémas aux deux protagonistes, Blaise Compaoré s’installe à Paris. C’est dans ce contexte que se situe la rencontre que le président du Faso, pourtant officiellement en visite privée, a eue hier avec le locataire de l’Élysée. Il s’agissait en réalité de statuer sur les voies et moyens pour traduire en actes la volonté de la France d’attaquer militairement la Côte d’Ivoire. En présence d’une délégation de la Cedeao. Au sortir de cette rencontre, il exposera enfin la volonté du Burkina Faso d’attaquer la Côte d’Ivoire - aux cotés d’autres pays de la sous région - pour y installer Alassane Ouattara au pouvoir. «Une intervention militaire de la Cedeao ? Pour l'instant, nous ne souhaitons pas cela pour la Côte d'Ivoire. Nous souhaitons le rétablissement de l'ordre constitutionnel et que le président choisi par les Ivoiriens soit installé à la tête de l'Etat de Côte d'Ivoire», a déclaré le président burkinabé.
Dans la même journée d’hier, se tenait à Bamako une réunion des chefs d’état major des armées des pays de la Cedeao pour «mettre en musique» le plan d’attaque contre la Côte d’Ivoire. De son coté, Young Jin Ch

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