Mouvement pour une Nouvelle Humanité  Accueil Politique Société Cultures Spiritualité Statuts Charte Internet
Recevez gratuitement le bulletin du M.N.H

  
Colonialisme: Côte d'Ivoire: Les grandes manipulations de la presse française
Edité le 31 janvier 2011


Politique Sur un plateau d’une télévision italienne, un journaliste du quotidien français de droite, Le Figaro reconnaissait, il y a quelques jours, avec contrition, ne pas savoir beaucoup de choses sur la Côte d’Ivoire et la crise qui la secoue depuis 2002. Il est pourtant le plus prolixe et le plus incisif quand il s’agit de brocarder le Président Gbagbo. Rependant à souhait sa bile sur le Président ivoirien qu’il dit ne pas bien connaître. C’est cela le vrai visage de la presse française dont le professionnalisme fait pâlir n’importe quel éditorialiste africain. Et comme s’ils s’étaient passé le mot, la quasi-totalité des journalistes de la presse française agissent de la même façon. Associant dans un cocktail suffisamment explosif mensonger et demi vérité pour servir la cause de l’Administration française décidée à s’offrir la tête de Gbagbo. C’est bien l’Agence France Presse (Afp) qui, par des moyens heurtant la déontologie élémentaire du journalisme tente de mettre Gbagbo, Président légitimement et légalement élu de Côte d’Ivoire, dans une posture d’usurpation et de confiscation de pouvoir. En diffusant en boucle, des déclarations hostiles au Président Gbagbo. Des déclarations chaque fois démenties par les personnes ou les groupes à qui cette agence les prête. On se souvient d’un Jean Ping, Président de la commission de l’Ua, sursautant dans la cour du palais présidentiel du Plateau, lorsqu’il a entendu un journaliste dire que l’Ua demandait au Président Gbagbo de quitter le pouvoir sans délai. Pourtant, cette information sur la position de l’Ua dans la crise ivoirienne a été donnée par l’Afp. Cette agence s’est encore faite reprendre par le Président Gabonais Ali Bongo qui ne reconnaît pas avoir demandé au Président Gbagbo de céder le pouvoir comme le lui a attribué l’agence française. Dans cette dynamique outrancière de désinformation, elle a osé attribuer au Président Obama un ultimatum sommant le Président Gbagbo de quitter le pouvoir, à défaut de le faire partir par la force. Citant vaguement, sans tact d’ailleurs «un haut fonctionnaire américain». Une légèreté, tout de même surprenante pour une agence de presse que Robert Menard, président de Reporter sans frontière, grand donneur de leçon consulte tous les matins. Faut-il revenir sur les propos attribués au gouvernement sud-africain ? Dans tous les cas, la liste des forfaitures est longue. Et le constat est clair. La presse française qui clame son indépendance et son objectivité, est plutôt une presse tenue en laisse par l’Administration française. Le capital de l’Afp est contrôlé à 50% par l’Etat français qui nomme deux représentants permanents dans son conseil de direction. En outre, l’Etat français et ses administrations constituent les plus gros clients de l’agence avec 45% du chiffre d’affaires. En d’autres termes, partout, l’argent reste le nerf de la guerre. Et les journalistes sous contrôle ne se rencontrent pas seulement en Afrique. Pour la cause de Sarkozy, l’Afp, Le Figaro, Le monde, Libération ou encore France 24 manipulent. Multipliant les termes qui trahissent leur agacement et leur mépris pour l’Afrique. La presse française qui s’époumonait d’un certain unanimisme caractérisant la presse Russe qu’elle disait muselée sous Poutine, surprend tout de même par l’harmonie des chœurs quand il s’agit de la Côte d’Ivoire. Et tous ceux qui essaient de chanter autrement essuient naturellement les réprimandes de Sarkozy, maître de Chœur inexpérimenté de la partition intitulée Gbagbo doit partir. D’une façon ou d’une autre, Sarkozy manipule tout et tout le monde pour son filleul. Ceux qui ont cru jusqu’ici qu’un Blanc ne pouvait pas mentir n’ont qu’a parcourir les colonnes de la presse française.

Emmanuel Fofana





 
Lire aussi
· Quand l’Occident a faim, l’Afrique doit mourir

· Pour combattre la France, nous devons savoir de quoi elle est capable.

· B. P Logbo rappelle aux présidents d'institutions ivoiriennes, l'art. 98 de la c

· COMMEMORATION DE LA DEPORTATION D'AFRICAINS

· Bon anniversaire M. le Président Gbagbo !

Suite...

Donnez une note à cet article
Note actuelle: 5



Merci de prendre une seconde et noter cet article:

Excellent
Tres bon
Bon
Mauvais
Nul


Options

 Format imprimable Format imprimable


"Utilisateurs" |   | 1 commentaire | Recherchez la discussion
Les opinions exprimées dans ces colonnes sont celles des auteurs et ne réflètent pas nécessairement la ligne éditoriale de l'association MNH !

Côte d'Ivoire: Les grandes manipulations de la presse française
par Visiteur le 01 février 2011
Le tremblement de terre tant redouté par le camp Gbagbo n’a pas eu lieu. Bien au contraire, c’est le camp adverse, celui d’Alassane Dramane Ouattara qui s’en sort plus que désillusionné.

Les pro-Ouattara composés majoritairement de soutiens extérieurs attendaient d’être associés à la recherche de solution et à la prise de décision finale. De ce point de vue, ils ont fait chou blanc. Même s’ils ont obtenu quelques ‘’boniments’’ dans le communiqué final qui sanctionne la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Ua, ils savent très bien que les dirigeants africains jouent le dilatoire, le temps, autre nom de Dieu comme aime à le dire Gbagbo lui-même, devant permettre au leader de Lmp de consolider son pouvoir issu du scrutin du 28 novembre 2010. Le vendredi 28 janvier déjà, la veille du Sommet de l’Union africaine, les dirigeants africains ne s’étaient pas fait prier pour prendre en main « leur affaire ». « Notre objectif était de trouver une solution africaine au problème d’un pays africain qui ne peut être réglé que dans le génie, la sagesse, la culture et les valeurs africaines». Avait prévenu le Président de la Mauritanie Mohamed Ould Abdel Aziz. Mais déjà, craignant de voir saborder leur plan qui est d’imposer Alassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire, le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon exprimait son inquiétude depuis Davos en Suisse. Au Forum économique, le Coréen enrageait à l’idée que le départ par la force de Laurent Gbagbo n’était pas soutenue par l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernements africains, et il avait craint une « divergence » de vue qui risquait de créer «une grave injustice» et «un fâcheux précédent» si l’idée du recomptage des voix proposée par le Président ivoirien avait été retenue. La ligne de défense, l’usage de la force, pour enlever le Président Laurent Gbagbo du pouvoir, n’a pu prospérer. Donnant ainsi un peu plus de relief au doute, deux semaines avant le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, qui s’était emparé des soutiens à Ouattara candidat malheureux de sa première et peut-être sa seule participation à une élection présidentielle à laquelle il ait pris part en Côte d’Ivoire. Ce que Nicolas Sarkozy et Ban Ki-moon redoutaient tant est donc arrivé. Les défenseurs du slogan “l’Afrique aux Africains’’, conduits par le vieux renard Robert Mugabe et dont font partie Jacob Zuma d’Afrique du Sud, José Edouardo Dos Santos d’Angola, Mouammar Kadhafi de Libye, Paul Kagamé du Rwanda, ont mené la cadence jusqu’à amener le Président français Nicolas Sarkozy à « biffer » les notes fâcheuses qui écorchent la Côte d’Ivoire de son discours. Très originale illustration de traiter un « invité spécial». Et ce n’est pas tout, les panafricanistes se sont même permis de tenir en laisse le Secrétaire général de l’Onu et le Président français. Les deux personnalités désormais confinées à négocier leur maintien dans le dispositif du règlement de la crise ivoirienne. Ban Ki-moon, se croyant bien inspiré, pousse le toupet de donner une feuille de route aux cinq chefs d’Etat africains – Jacob Zuma d’Afrique du Sud, Mohamed Ould Abdel Aziz de Mauritanie, Idriss Déby Itno du Tchad, Blaise Compaoré du Faso et Jakaya Kitweté de Tanzanie -, qui doivent composer le panel lequel réfléchira sur une sortie de crise apaisée. « On regarde vers l’avenir, je crois qu’il y a cinq principes qui doivent guider notre travail et votre travail, y compris celui du panel. Premièrement, il est impératif de se concentrer sur l

Lire le reste du commentaire...


[ Répondre à ce message ]


©2005 - Mouvement pour une Nouvelle Humanité   Accueil Politique Société Cultures Spiritualité Statuts Charte Internet
Les documents publiés sur ce site sont soumis aux droits d'auteur. Leur utilisation sans l'accord des auteurs est interdite.
MNH - Siège social : 26 allée Georges Récipon 75019 Paris, France
Tél : +33 (0) 6 13 18 64 86



Site motorisé par PHP-Nuke.