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Politique: Bientôt une cour pénale panafricaine pour les crimes de la France en Afrique
Edité le 14 février 2011


Politique
La France ne nous a jamais octroyé nos indépendances conquises. Devons-nous par rapport à ce constat lui adresser des messages de félicitations, d’éloge?

L’actuel contentieux électoral en Côte d’Ivoire est révélateur du caractère asservissant, assujettissant des relations que notre continent entretien avec le pays de Sarkozy Nicolas. Une lecture lucide de la crise postélectorale en CI permet de dire, que l’acharnement de Nicolas Sarkozy et de la France à déstabiliser cet état illustre parfaitement l’élan hégémonique et impérialiste de leur politique étrangère vis-à-vis des pays africains. Nicolas Sarkozy depuis sa tournée en terre indienne en décembre 2010 lance un ultimatum à Laurent Gbagbo, Président légitimement élu du peuple ivoirien. Il ose lui donner l’injonction de quitter le pouvoir dans les 72 heures qui suivent. Et depuis lors, le président des Français n’a cessé de gesticuler à propos de ce sujet devant toute camera qu’il rencontre sur son passage. Le manque de retenue et de courtoisie diplomatique de Sarkozy à l’égard du président d’un état souverain et de ses institutions fondamentales est une réaction idiote et ridicule. Certainement Sarkozy Nicolas ignore qu’un chien qui aboie, n’a jamais empêché une caravane de passer. Et cette caravane, dirigée par Laurent Gbagbo a sonne la fin de la récréation franceafricaine et doit ainsi conduire les peuples d’Afrique francophone vers une indépendance véritable et vers la dignité. L’activisme débordant et pitoyable du chef de l’état des français, qui avec hystérie mobilise le soutien d’une soi-disant communauté internationale pour déloger Laurent Gbagbo du pouvoir ne devrait plus en principe distraire les Africains. Sarkozy, président autoproclamé de la communauté internationale, nouvelle institution créée en 2010 par lui-même, devrait déjà accepter l’évidence de l’existence d’une Afrique nouvelle, sévèrement hostile à toute ambition néocolonialiste de la France. Sarkozy peut se rassurer d’un fait: les Africains ne perdent plus une seule seconde de leur temps, pour prendre en considération les manœuvres obscurantistes ou les leçons de la France en matière de démocratie et droit de l’homme, de transparence ou de morale et justice. Tout comme le jacassement d’un coq sur une toiture, l’agitation de Sarkozy doit simplement être ignorée, car la France a toujours excellé dans les pratiques aveuglantes d’injustice, du diktat notoire, de non transparence, de corruption et de haine à l’égard de notre continent. Alors l’entêtement et l’immixtion de la France dans les affaires internes africaines sont inacceptables et insupportables. En clair, ces dérives dégoûtantes seront dans l’avenir dénoncées et combattues avec fermeté consistante. Sarkozy Nicolas et la France doivent une fois pour toute retenir qu’ils emmerdent, qu’ils agacent, qu’ils exaspèrent à outrance les jeunes générations d’Africains très tolérantes, encore. Ceux-ci ne permettront plus jamais à la France de faire et défaire les dirigeants africains, de les assassiner ou les pousser à l’exil, dès lors qu’ils revendiquent un brin de dignité pour leur peuple. Les filles et fils d’Afrique ne permettront plus jamais à la France d’imposer des sous-préfets, des valets, des pions et agents secrets de la France à la tête de leurs états. Les Africains ne permettront plus à la France d’orchestrer à répétition des guerres et génocides sur leur continent, afin de mieux piller les ressources naturelles. Le génocide Rwandais, lequel la France a participé à la planification et à l’exécution est encore frais dans les mémoires africaines.

Politique africaine de la France repose sur la Lâcheté

Blé Goudé, vaillant ministre ivoirien des jeunes soupçonne la France de préparer à nouveau un génocide en CI. Cette accusation n’a rien de surprenant. La France s’est toujours illustrée en Afrique par sa lâcheté et par ce type d’opérations macabres. Elle n’a jamais eu ni scrupule, ni honte de créer des marécages de sang humains, d’enjamber les cadavres noirs pour imposer à notre continent ses intérêts. Mais aujourd’hui la France et son chef, Sarkozy se trompent d’époque. Dans l’actuelle crise ivoirienne ils sont loin de détenir le monopole d’opinion et encore moins celui de la vérité. L’appréciation que la France veut imposer au monde, ne peut être considérée comme parole d’évangile. Chacun peut aujourd’hui, grâce à internet découper les informations et se faire une propre idée de ce qui se passe réellement depuis 10 années en CI. Il faut juste avoir du bon sens et la volonté de mieux se rapprocher de la vérité. En effet ma lecture me permet de soutenir, sans crainte de me tromper que Laurent Gbagbo est le président légitime élu du peuple ivoirien et chef suprême de cette nation. Alors Sarkozy Nicolas et sa communauté internationale doivent, soit se plier à cette décision, soit se casser ou encore mieux, aller se plaindre en Birmanie, en Biélorussie ou en Corée du Nord. Sarkozy Nicolas et la communauté internationale n’ont d’ailleurs aucun droit de vote en Côte d’ivoire et n’ont par conséquent aucune compétence à contester la voix et le choix légitimes d’un peuple debout, mûr et déterminé. Qu’ils souffrent donc de constater que, les Ivoiriens ont opté pour un candidat, qui répond mieux à leur propre aspiration, notamment celle d’accéder à une souveraineté totale non négociable. Je retiens également de mes analyses que Laurent Gbagbo est une personnalité politique africaine fervente de paix et du dialogue. Il a privilégié la paix et affiché la bonne volonté de sortir définitivement son peuple d’une crise qui, entrave depuis 10 ans le développement de la CI et de la sous-région. Il a accepté la tenue des élections dans un pays, où les rebelles contrôlent une grande partie du territoire. Pour ne pas ruiner son pays, il a refusé l’option de se doter d’un armement massif nécessaire, pouvant définitivement mater cette rébellion, qui porte atteinte à l’intégrité du territoire ivoirien. Laurent Gbagbo est un légaliste, un homme patient qui a pendant 30 années lutté contre la dictature du monopartisme sous Houphouët Boigny. Et surtout, il a choisi la voie du dialogue, et de la non-violence pour conquérir le pouvoir et permettre à son peuple d’accéder à la liberté d’opinion et à la démocratie. Laurent Gbagbo mérite le suffrage de la majorité des Ivoiriens, car il incarne à maints égards une figure humble et un modèle pour les jeunes leaders politiques d’Afrique: Laurent Gbagbo sait réconcilier et pardonner. Dans le souci de préserver la paix en CI, il a tendu la main à un certain chef rebelle, le nommé Soro et lui a surtout accordé le prestigieux poste de premier ministre. C’est aussi Laurent Gbagbo qui a permis à Alassane Ouattara de postuler à la magistrature suprême de ce pays. Il faut se souvenir que c’est Ouattara, premier ministre qui l’avait à l’époque jeté en prison pour avoir milité afin que son peuple aspire à la démocratie. Pendant les campagnes électorales Laurent Gbagbo a innové dans le fair-play en acceptant un duel télévisé avec son challenger, reconverti après sa défaite en manager de Golf hôtel. Enfin je retiens que la France n’est intéressée ni à une sortie de crise, ni à la paix en CI, compte tenu de l’impressionnant dispositif des caisses –communauté internationale, ONU, afp, rfi, france24 – de résonnance, mis en branle par elle, pour entretenir les manœuvres d’intimidation et d’intoxication, de manipulation de l’opinion internationale et dont l’aboutissement serait une guerre civile. La crise ivoirienne est une pure banalité, amplifiée pour détourner du vrai enjeu de l’heure en CI, notamment la démilitarisation du nord de son territoire. Lorsque les rebelles, parrainés par Ouattara terrorisent la CI et lui impose une partition, nul n’a observé un quelconque émoi des Français et de la communauté internationale. Et pour un banal contentieux électoral Sarkozy Nicolas hurle partout et préconise la guerre, au lieu de favoriser la négociation entre les deux adversaires politiques. Par ailleurs on peut mieux comprendre pourquoi, le président des Français harcèle son homologue nigérian avec 11 appels téléphoniques en une seule journée. En plus il s’invite bruyamment au sommet des chefs d’états africains à Addis-Abeba. Une fois de plus Sarkozy a raté l’occasion de se taire. Les chefs d’états africains lui ont cependant servi une douche froide: il n’y aura pas de guerre en CI, L’Afrique n’ira plus jamais aux multiples guerres fomentées par la France. Sarkozy aurait mieux fait de débarquer à Addis-Abeba non seulement avec 80 mais plutôt avec 400 personnes. Cela n’aurait rien changé à la donne. Cependant la forte délégation de Paris aurait certainement profité aux hôtels de la capitale éthiopienne en termes de réservation. Il y pensera prochainement.

Naïveté de la France

Visiblement, Sarkozy Nicolas et sa France fantasment encore à ce 21ème siècle sur l’Afrique des colonies, où ils ont systématiquement pillé les matières premières, torturé et exécuté les leaders patriotiques, aliéné culturellement les peuples et étouffé toute tentative de jeter des bases d’une économie indépendante et prospère et d’une société aux valeurs démocratiques et humaines. En effet, les donneurs de leçons ou encore mieux les distributeurs automatiques de leçons devraient par conséquent, avoir une stature de personnalités modèles, intègres. Malheureusement ce n’est du tout pas le cas pour Sarkozy Nicolas. Sur quoi donc fonde t-il l’audace d’apostropher les dirigeants africains? Quelle crédibilité peut inspirer un président soupçonné d’être clairement impliqué dans de gigantesques scandales: affaire Clearstream, affaire Karachi, financement illégal de campagnes électorales, rétrocession de commission dans la livraison d’armement, affaire Betancourt et évasion fiscale ou l’affaire des 30 Millions de Omar Bongo. Mais l’ironie réside dans le fait, qu’avec ce type de profil, on peut diriger une soi-disant communauté internationale et même ordonner le gel des supposés comptes bancaires d’un président démocratiquement élu ou encore lui interdire de séjour en France, le paradis sur terre. Quelle blague!
Lorsque Sarkozy et sa France font des singeries, évoquant se battre, pour que notre continent ait une voix mieux audible au sein des instances internationales (ONU, FMI, G20), cela fait tout simplement rigoler. Le peule africain n’est pas tenu à suivre la France dans ses opérations de marketing. Ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est notre souveraineté et rien que notre souveraineté véritable.
La France et son président n’ont certainement pas encore compris la dimension de la lourde dette qu’ils ont envers l’Afrique: d’abord ils doivent reconnaitre tous leurs crimes et drames perpétrés sur les peuples de notre continent, se repentir et payer sans négociation les réparations qui s’imposeront. La France dispose d’une comptabilité bien archivée sur les sommes colossales, des milliards versés par la jeunesse allemande à elle en termes de réparations pour l’occupation nazie. La France doit se souvenir de l’horreur, des privations, de l’humiliation et douleurs qu’elle a vécues pendant quatre années de l’occupation allemande. La France doit également se rappeler la fureur, la rage, l’exacerbation et le dégoût qui l’envahissait à l’évocation du mot allemand. Enfin la France doit avoir en mémoire qu’elle occupe notre continent pas depuis 4 ans seulement, mais depuis plusieurs siècles. La France peut donc s’imaginer la dose du sentiment d’exaspération, qu’elle laisse bouillonner en chaque Africain.
Pendant longtemps la France a véhiculé en Afrique l’idée et l’impression d’être le centre du monde, sans toutefois être remise à sa place méritée, notamment celle d’un pays qui croupit sous ses turpitudes coloniales. La France barbare, prédatrice et hypocrite se comporte, comme si elle s’intéressait réellement à l’avenir de l’Afrique, elle donne l’impression au monde d’être une amie attentionnée et solidaire de l’Afrique. Il n’en est rien de cette sinistre façade. La France représente pour tout Africain doté de bon sens, une créature monstrueuse, dont le concours de circonstance a occasionné sa rencontre avec notre continent. Encore très naïve, elle croit pouvoir perpétuer ses funestes pratiques esclavagistes sur le continent de Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Um Nyobe et autres. La France, c’est répugnant et l’Afrique toute entière en a ras le bol. Néanmoins le pays de Sarkozy continue à faire du forcing dans une relation, à laquelle le peuple africain a définitivement tourné le dos. A ce sujet la France n’a jamais ordonné la réalisation d’un sondage. Il est temps pour Sarkozy d’en faire un, devant lui permettre de mieux digérer cette dure réalité. Suite aux agissements malsains de la France, les enfants d’’Afrique ont compris qu’il faut exprimer avec vigueur leurs propres opinions. Ils ont compris, suite aux récurrentes intensions hideuses, inélégantes de la France, qu’ils doivent désormais prendre leur destin en main, c'est-à-dire pouvoir adopter fermement la position qui est réellement leur, qui leur convient et qui correspond exclusivement à leurs propres intérêts. Au demeurant tout Africain conscient de ce qu’on appelle dignité, est légitimé de remettre en question la politique étrangère africaine de la France, basée sur le secret, la tricherie, la violence physique et morale. Tout Africain a le devoir absolu d’exprimer sa profonde indignation par rapport à cette relation ingrate avec la France, pays qui a depuis des siècles déshumanisé, chosifié et infantilisé les peuples d’Afrique. Il est temps pour nous de faire le point sur cette relation putréfiée, nauséeuse, destructrice et très encombrante pour l’avenir de notre continent. L’Afrique a trop longtemps supporté les foudres de la France. Notre continent ne mérite plus ce sort.

L’Afrique a libéré la France de l’occupation nazie

La France ose dans des débats publics de prononcer des stupidités du genre: bienfaits de la colonisation. Désormais elle ferait mieux de la boucler. Elle ignore que notre continent lui a tout donné sans rien recevoir en retour. En rappel, ce sont les enfants d’Afrique pris en esclavage qui, malgré les bras enchaînés, ont construit la France, ce sont les enfants d’Afrique, les pieds enchainés qui ont nourri la France à travers le travail forcé dans les plantations de leurs négriers. C’est l’Afrique, à Brazzaville qui a accordé l’exil à un certain général, lequel a abandonné sa population entre les mains des nazis et s’est refugié d’abord pour courte durée en Angleterre. Y étant indésirable, c’est l’Afrique qui lui a finalement tendu les mains. C’est donc pendant son exil sur notre continent, que de Gaulle s’est ressourcé et mobilisé nos peuples pour la guerre dans sa France assiégée. En outre, ce sont les vaillants fils d’Afrique méprisamment appelés tirailleurs sénégalais, qui ont servi de chairs à canon aux armées françaises pendant la seconde guerre mondiale. Plus d’une centaine de milliers de soldats africains se sont sacrifiés et ont versé leur sang pendant cette guerre pour libérer la France de l’humiliation de la Wehrmacht. Peut-on cependant s’imaginer que la France a refusé de tenir son engagement vis-à vis de ces soldats africains, rescapés de la guerre? Peut-on s’imaginer, que pour des raisons de mesquinerie, la France n’a pas voulu verser à ces noirs la maigre pension de soldat qui leur revenait de droit? 50 ans après c’est-à-dire à la fin 2010 Sarkozy et son pays jugent nécessaire la décristallisation de ces pensions, sachant que les ayants droits sont entre temps presque tous morts et que quelques-uns seulement, âgés et malades auront encore la chance, de percevoir ladite pension. C’est ça, cette France, celle qui claironne partout les leçons de générosité et de bienfaisance, de fraternité, d’égalité et de justice. Voilà jusqu’où, elle peut pousser son cynisme et son ingratitude morale.

Francafrique : pilier du pillage de l’Afrique

Outre l’agaçante ingérence de la France en Côte d’Ivoire, c’est aussi le film documentaire « Franceafrique, 50 ans sous le sceau du secret” qui, à travers témoignages, pièces à conviction et aveux terrifiants, fait rejaillir les traumatismes psychiques et les profondes douleurs issues d’interminables drames de la France en Afrique. «Franceafrique”, 50 ans sous le sceau du secret” dépeint les méandres de la lugubre politique hexagonale africaine. En effet, à la veille des indépendances des états africains, de Gaulle instruit la mise en œuvre de la franceafrique, système devant permettre de garder coûte que coûte le contrôle des états africains et surtout la mainmise sur leurs matières premières. Le documentaire de Patrick Benquet nous permet de décrypter la sombre galaxie françafricaine et laisse transparaitre le vrai visage, la face funeste et honteuse de la France, défenderesse patentée des libertés dans le monde. L’ampleur et la durée des forfaitures de la France dans notre continent sont inégalables dans l’histoire de l’humanité. Tenter d’ énumérer ces basses besognes relèverait d’un exercice quasi impossible: génocides au Cameroun, au Biafra nigérian et au Rwanda avec des millions de morts, de nombreux coups d’états et d’opérations de mercenaires, assassinats politiques commandités par la France, vastes réseaux de trafics d’influences, de corruption, de harcèlement et de racket des dirigeants africains pour financer les partis politiques et les sectes en France, la tentaculaire affaire Elf ou celle des diamants de Bokassa et surtout les contrats secrets imposés à l’Afrique. Toutes ces horreurs commises au nom de la « raison d’état » ne peuvent éternellement rester secrètes et impunis.
Par ailleurs, il est particulièrement important d’évoquer l’attitude monstrueuse des protagonistes de Franceafrique. Ceux-ci relatent avec impertinence et sans gêne aucune, parfois le sourire aux lèvres les atrocités qu’ils ont commises pendant plus d’un demi siècle sur notre continent. Dans aucune minute du film, ils expriment un sentiment de regret, de remords ou de culpabilité. Au contraire c’est plutôt une insolente arrogance et un sentiment d’impunité qu’ils affichent. Et pourtant le film de Partick Benquet se déroule non pas au 19ème mais plutôt au 21ème siècle. On peut donc mieux comprendre, que l’attitude de ces bourreaux reflète tout simplement le regard condescendant et haineux que la France et la Franceafrique ont dans le passé porté et continuent à porter sur les enfants d’Afrique.

Le Franc-CFA : colonne vertébrale de la Franceafrique.

Faire le portrait de la Franceafrique sans évoquer le Franc-CFA, c’est un peu comme si on présentait les caractéristiques fondamentales d’un carnassier sans toutefois faire allusion à sa puissante denture. Le Franc-CFA représente le principal levier du pillage des économies africaines. Si nos états sont logiquement indépendants depuis 50 ans, cela n’implique pas qu’ils sont pour autant libres. Car les états indépendants et libres sont ceux qui exercent une souveraineté impartageable sur leur politique intérieure et extérieure, leur armée, leurs culture et tradition et surtout sur leurs économie et finances. Or notre instrument de mesure, le Franc-CFA reste la propriété du colonisateur, de la France. Elle le gère et le dévalue à sa guise.
Des milliards, de l’argent des peuples africains au trésor français.
Lorsque les ivoiriens par exemple travaillent durement et exportent leur cacao pour une valeur de 2 milliards d’Euro par an, la France retient automatiquement 1 Milliard d’Euro comme contrepartie d’une soit disant garantie de convertibilité et de la parité du Franc-CFA. En clair, la Côte d'Ivoire reçoit seulement la moitié de ses recettes de cacao. Cette pratique est appliquée à 13 autres états africains. C’est ainsi que près de 8000 milliards de francs CFA sont actuellement retenus sur les exportations des états africains et stockés sur des comptes d’opérations au trésor français. La France ampute ainsi une volumineuse somme de plus de 12 milliards d’euros du budget des états de l’Afrique francophone. Pourtant ceux-ci en ont besoin pour construire hôpitaux, écoles, infrastructures de communication ou pour le soutien à l’agriculture.
Nous créons des emplois aux rémunérations juteuses au trésor français
Avec les réserves des Africains- plus de 8000 milliards- stockés au trésor français, la France effectue des placements privés qui, dégagent de gros profits estimés à des centaines de millions d’euro. En contrepartie du dépôt des réserves africaines au trésor français, la France doit, en principe, verser aux trois banques centrales- BEAC, BCEAO, banque centrales des Comores- des intérêts aux taux de 1.5%. Mais elle ne tient pas à ses engagements et ne verse rien aux banques africaines. Pire, dans le cadre de l’aide publique au développement la France octroie aux africains leur propre argent sous forme de prêt. Ceux-ci doivent encore le lui rembourser avec un taux d’intérêts de 7% ou 8%. Un scandale, un crime économique sans pareil. En somme la France oblige les Africains à déposer la moitié de leurs recettes d’exportations au Trésor de France, confisque les intérêts promis aux africains, lesquels intérêts leur sont reversés sous forme d’aide publique au développement. Or, ce qu’ils appellent aide n’est rien d’autre qu’un prêt d’argent remboursable avec intérêt. C’est par ces méthodes subtiles de gangstérisme moderne, qu’elle dépouille les états africains de leurs recettes d’exportation et anéanti leur capacité de développement économique et social. Pendant que nos parents crèvent du travail dur dans les plantations de café, cacao ou dans les mines de bauxite, la France retient sans honte, sans scrupule la moitié des recettes de ces produits déjà exportés à vil prix. Combien de temps encore l’Afrique doit-elle financer le train de vie des Français particulièrement arrogants? Pour gérer 8000 milliards de notre argent au Trésor de France, il faut des employés hautement qualifiés en finances, statistiques ou informatique. Combien sont-ils au total au département Franc-CFA du Trésor français ? Chacun peut s’imaginer ce que nous coûte par an ce personnel que nous payons depuis bientôt 50 ans. Ces emplois de rêves doivent être délocalisés en Afrique dans un proche avenir. L’Afrique doit définitivement et sans conditions s’affranchir de la France.

Des espions de la France dans les conseils d’administrations des banques centrales africaines.

Dans les banques centrales en Afrique, les Français sont présents dans toutes les plus grandes instances décisionnelles. Combien y sont-ils au total? Que gagne par exemple un directeur français à la BEAC ou à la BCEAO? Faisons l’addition de leurs salaires depuis 50 années. Qui peut justifier pourquoi, ils sont présents dans nos banques et surtout pourquoi nous leur payons des salaires envieux. Si la banque centrale d’un pays ou d’une zone économique est l’un des symboles de souveraineté, c’est inconcevable qu’on retrouve des Français au sein des conseils d’administration de la BCEAO (Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest), de la BEAC (Banque des Etats d’Afrique centrale) et de la Banque des Comores. Ils y bénéficient même d’un droit de véto. Peut-on s’imaginer même dans un cauchemar, des Japonais, membres du conseil d’administration de la banque centrale de l’Europe à Frankfurt en Allemagne? Est-ce possible de trouver des indiens ou chinois, quelque soit leurs compétences au conseil d’administration de la banque centrale russe ou brésilienne? Le contraire de tous ces cas de figure est aussi vrai. La présence donc des Français dans les banques centrales africaines devrait être considérée comme acte d’oppression et atteinte grave à la sureté et à souveraineté des états africains. En somme la France impose sans quiétude aucune ses espions aux postes stratégiques des banques centrales des pays africains et ceci depuis des décennies. C’est scandaleux et inadmissible. Pire encore les ministres des finances des 14 pays avec le Franc-CFA en commun doivent se rendre une fois par an à Paris, pour prendre part à une séance de travail avec le ministre français des finances. En clair, 14 ministres doivent tous être à Paris le même jour pour mieux noter les objectifs que la France leur fixe. Retenons qu’un ministre se déplace avec son personnel de sécurité et au moins un collaborateur. Ceci signifie trois billets d’avion, hébergement et restauration pour trois personnes et le tout multiplié par 14. Cette mascarade à laquelle, la France contraint les Africains a lieu chaque année, dure des décennies déjà. Qui peut donner un seul motif pour lequel, 14 ministres africains doivent chaque année aller rendre compte à un ministre français? Comment est-ce possible? Pourquoi devons-nous continuer avec fermer les yeux devant de tels actes ?

L’Afrique d’aujourd’hui doit refuser le rôle de méprisable nécessiteuse

Au regard de toutes les considérations évoquées un peu plus haut, j’ose dire que la France constitue une véritable chape de plomb pour le développement de notre continent. C’est peut-être aussi important de rappeler une fois de plus la répugnance éprouvée par la jeunesse africaine envers le pays de Sarkozy Nicolas. La France et l’Afrique n’ont pas un destin commun, la France et l’Afrique d’aujourd’hui n’ont pas un agenda commun. La France impérialiste et l’Afrique d’aujourd’hui ne partagent aucune ambition commune. L’Afrique d’aujourd’hui a ses propres priorités et aspirations, notamment accéder à une véritable indépendance non négociable. C’est donc dans une Afrique souveraine et indépendante que l’éclosion et l'expression des valeurs démocratiques sont possibles. L’Afrique d’aujourd’hui doit refuser le rôle de méprisable nécessiteuse et de miséreuse, que la France lui a fait endosser depuis des siècles. Pour y parvenir l’Afrique doit tout simplement apprendre à dire un non catégorique à la France et à tout ce qui peut contrarier le moindre de ses intérêts. Seule une véritable souveraineté peut garantir une telle attitude. Seule la souveraineté intégrale de nos états peut garantir un mieux être aux peuples de notre continent. C’est bien dans une Afrique souveraine que ses filles et fils auront un contrôle total sur la mise en exploitation locale de leurs innombrables ressources naturelles. C’est un scandale injustifiable qu’au 21ème siècle, les enfants d’Afrique ne puissent pas vivre dans la dignité, l’aisance morale, intellectuelle et matérielle.

La pratique de justice à deux vitesses

La Frustration des populations africaines a aujourd’hui atteint son paroxysme et a par conséquent anéantit toute latitude à une profonde réflexion sur les causes réelles du drame de l’Afrique. Les dictateurs africains sont automatiquement indexés comme les seuls responsables du sous-développement et de la misère africaine. Raison pour laquelle, ils doivent partir ou être tous chassés du pouvoir. C’est l’avis officiel de la France, avis malheureusement repris par beaucoup d’Africains. Certes l’irresponsabilité, le manque de vision économique, la gestion désastreuse, les détournements des fonds publics sont les causes endogènes imputables à l’élite dirigeante africaine. Mais en réalité les racines du mal de notre continent c’est la France. C’est bien la France qui a dupé les peuples africains en confisquant leur réelle souveraineté. C’est pour cela, que nous sommes aujourd’hui obligés de mener encore un combat pour arracher notre seconde indépendance. Ceci signifie que nos parents ont versé leur sang pour rien. Reconnaissons que c’est bien la France qui a éliminé tous les leaders charismatiques africains pendant la colonisation et après les indépendances. Reconnaissons que c’est la France qui a élaboré le système, la Franceafrique pour garder la mainmise sur nos états afin de mieux les piller. Reconnaissons que c’est la France qui a imposé aux états africains des dirigeants, dépourvus de sens et de facultés de réflexion. Reconnaissons que c’est la France qui a entretenu avec ceux-ci, des relations basées sur le diktat, le mépris, la terreur, le chantage, la torture, la violence, le meurtre. Ces élèves très idiots, ont tout de même bien assimilé leurs leçons et les méthodes inhumaines de l’usage du pouvoir. Le triste constat est que ces présidents nullards ont à leur tour, appliqué les mêmes méthodes à leurs propres populations. Si ces présidents doivent rendent compte à leur chef en France, pourquoi les peuples d’Afrique hésitent-ils à demander directement les comptes à la France? C’est bien la France qui pendant des décennies a imposé aux dirigeants africains des conseillers et experts économiques, financiers médiocres et coûteux, dont le but n’était pas de proposer aux Africains des concepts économiques viables, mais plutôt leur maintien dans la dépendance. La basilique de Yamoussoukro est un bel exemple de la perception française du développement de notre continent: des projets aux coûts pharaoniques, agrémentés d’emplois à rémunération juteuse pour ingénieurs, architectes et maitres d’œuvres français. A cela s’ajoute l’utilisation des matériaux de construction importés de la France. L’implantation d’usine de transformation des fèves de cacao aurait mieux servi l’Afrique.

Plan de reconstruction de l’Afrique

L’Afrique doit mettre en œuvre le plan SANKARA ou plan global de la reconstruction de l’Afrique, semblable au plan Marshall. Le plan SANKARA permettra de lancer le démarrage économique global de l’Afrique et sera entre autre financé par la transformation à 70% de toutes les matières premières extraites des sols de notre continent. A partir de 2015 aucun type de produits ne doit quitter l’Afrique à l’état brut. La concession des contrats d’exploitation et de transformation de matières premières doit être strictement liée à un transfert substantiel de technologie L’essentiel des fonds pour le financement du plan SANKARA proviendra des fonds que la France doit verser à l’Afrique en termes de réparation pour le pillage et ses crimes en Afrique. A cela s’ajoutent l’épargne propre, la réduction de notre train de vie, la limitation de la consommation des produits de luxe importés, la limitation au strict minimum de l’importation des produits vivriers, ce qui implique l’accélération du développement de l’agriculture. L’argent seul ne suffit pour lancer l’industrialisation et le développement d’un continent. L’Afrique doit tripler son effort en matière d’éducation, de santé publique et de formation professionnelle. L’Afrique doit prendre des mesures conservatoires pour renforcer la stabilité spirituelle et morale de ses enfants. Les enfants de l’Afrique doivent apprendre la vraie histoire de leur continent et non celle écrite par les colons. Non seulement il doivent acquérir la faculté intellectuelle à penser à long terme, à discerner très vite dans des situations complexes ses intérêts ou ceux de son continent. Les enfants d’Afrique doivent se réapproprier la confiance en soi, l’amour pour leurs cultures et leur origine africaine, ils doivent prendre conscience de la nécessité de mieux respecter d’abord leurs frères africains, leur reconnaître le mérite et l’honneur et ensuite aux autres. Surtout ils doivent apprendre la noble attitude de ne jamais blâmer ou dénigrer leurs frères africains ou prendre une position contraire à la sienne juste pour se passer pour le meilleur nègre. Ce que le Français cherche, c’est la moindre faille pour semer la discorde entre vous. L’Africain bon et intelligent, cela ne l’intéresse pas. L’Africain bon et intelligent, c’est son cauchemar.

Un lobbying juridique

Un groupe d’avocats du Cameroun, Gabon, Côte d’Ivoire, Sénégal, Afrique du Sud, Burkina Faso, Ghana, Guinée équatorial, Angola du Nigéria, Guinée et une 30taine d’associations pour la défense des droits de l’homme travaillent actuellement d’arrache pied afin que l’union africaine crée rapidement le tribunal panafricain pour les crimes de la France en Afrique. Aux Etats-Unis le conseil d’avocats d’origine africaine a pu mobiliser les cinq plus puissantes associations des Noirs- Américains pour cette bonne cause. Elles se sont montrées particulièrement hostiles à la destruction de l’Afrique par la France et veulent jouer un rôle prépondérant dans ce processus de libération de l’Afrique, compte tenu de leur très douloureux passé.Le collectif des avocats noirs en Angleterre et en France ont, quant à eux, commencé à mobiliser leurs collègues de la diaspora noir du Brésil, du Cuba et des Caraïbes.

La France doit rendre compte à la jeunesse africaine

« On oublie certaines choses, c’est qu’une grande partie de l’argent qui est aujourd’hui dans notre porte-monnaie vient précisément de l’exploitation depuis des siècles de l’Afrique. Alors il faut un moment un petit peu de bon sens, je ne dis pas générosité, de justice pour rendre aux Africains ce qu’on leur a pris » Jacques Chirac fait son mea culpa tardif en 2010. Si les profiteurs de luxe du système France font de tels aveux, cela devrait nous amener même ceux qui souffrent d’amnésie totale à comprendre la dimension du drame que nous vivons.
Alors reconnaissons que c’est la France, qui dans son rôle de gendarme de l’Afrique a embarqué notre continent dans la guerre froide des superpuissances russo-américaine. Pendant ce conflit la France a intensifié son diktat et son contrôle sur les politiques africaines, annihilant ainsi la naissance d’une société civile participative et toute aspiration à l’expression démocratique. Après la chute du mur de Berlin, la reconstruction et l’intégration économique de Europa de L’Est est mise en œuvre, pendant que l’Afrique victime et vrai théâtre des affrontements est abandonnée à elle-même. Reconnaissons que c’est la France qui, à travers le Franc-CFA a systématiquement paralysé le développement économique de notre continent. C’est bien l’un des pires crimes économiques qu’ait connus le monde moderne. Reconnaissons qu’à travers l’aide au développement, la France endette et détourne mille fois plus l’argent des Africains, que les dirigeants africains ne l’ont fait. Reconnaissons que c’est la France qui accélère l’expansion de la Franc-maçonnerie sur notre continent. Ces agents secrets phagocytent les cercles du pouvoir africain, fainéantisent les dirigeants qu’ils maintiennent sous leur emprise afin de mieux les dépouiller. C’est bien la France qui à travers des méthodes de chantages et d’intimidation oblige les dirigeants africains à détourner les fonds de leurs contribuables pour financer les campagnes électorales françaises. Reconnaissons que c’est la France qui a perpétré des génocides en Afrique, orchestré de multiples massacres et guerres dans le but de mieux piller les matières premières. L’Afrique doit être consciente de l’ampleur et de la dimension du système diabolique mis sur pied par la France pour pervertir et déstabiliser son destin. L’Afrique doit choisir entre s’attaquer au moindre mal, qui est son élite et continuer éternellement à tourner en rond ou accepter d’affronter son véritable mal qui est la France et sortir définitivement du gouffre. Lorsqu’un mal est traité à sa racine, ses effets secondaires disparaissent automatiquement. Si l’Afrique est en mesure de demander à sa classe dirigeante de partir, elle doit être en mesure de demander à la France de partir, car la France a non seulement fabriqué la classe dirigeante africaine, mais elle continue au 21ème siècle à pratiquer d’abominables crimes contre l’Afrique. Si par exemple les dirigeants africains devraient écoper d’une sanction de 10 ans d’emprisonnement, la France devrait en écoper 10 fois plus. Si la classe dirigeante africaine prédatrice devrait restituer, ce qu’elle a extorqué du continent, ce que devrait restituer la France devrait être 1000 milles fois plus élevé. La pratique de justice à deux vitesses est inconcevable et inadmissible. Logiquement c’est à la France en premier chef que la jeunesse africaine doit exiger de rendre compte. Et le reste est secondaire. Dans la marche vers son éveil, l’Afrique doit cesser de tourner en rond et de se laisser distraire. C’est la France le drame de l’Afrique et non les dirigeants africains. C’est la France la racine du mal de l’Afrique.

Tribunal pénal panafricain pour les crimes de la France en Afrique

Reconnaissant que des violations graves du droit humanitaire ont été commises par la France pendant plus d’un demi- siècle sur notre continent, reconnaissant que les preuves tangibles sont aujourd’hui disponibles, il est temps pour l’Afrique d’agir et de briser le triste mur du silence qui nous rend complices des atrocités de la France en Afrique. Nous avons le devoir moral de rétablir la véritable histoire de l’Afrique et d’établir la culpabilité et la responsabilité de la France, qui refuse de reconnaitre ses innombrables crimes sur notre continent. Aujourd’hui nos enjeux consistent non seulement à exiger poliment, gentiment aux Français de libérer rapidement notre continent. Mais aussi la France est sommée d’annuler sans négociation tous les pactes coloniaux secrets qu’elle à imposés à nos états pendant et après la colonisation. Enfin notre véritable objectif est de trainer la France devant une juridiction pénale africaine, où elle répondra de tous ses crimes politiques et économiques sur notre continent et sera condamnée à payer sans conditions les réparations de 50 années de pillage systématique de l’Afrique.
Le tribunal pénal panafricain pour la France doit juger les Français et présumés responsables d’actes de génocide et d’autres violations graves du droit international humanitaire commis sur les terres africaines à partir de l’année 1947. Avec la tenue de ce tribunal, la France doit juridiquement affronter son passé sombre en Afrique. Ce processus permettra de mettre en évidence l’attitude hautement criminelle d’une élite française paresseuse, inconsciente, arrogante, qui a basé son train de vie non sur le travail mais sur un système de gangstérisme, d’extorsion et d’exploitation scandaleuse et éhontée des peuples, qu’elle considère culturellement inférieurs. A travers le tribunal pénal panafricain pour la France, les jeunes générations d’enfants d’Afrique seront définitivement à l’abri des foudres récurrentes de la France sur les terres de leurs ancêtres. Ce tribunal pénal panafricain permettra de briser le mythe d’une France toute puissante, invulnérable et orgueilleuse.
 

Réquisitoire des crimes imprescriptibles de la France en Afrique

Il est quasi impossible de recenser du quinzième siècle à nos jours toutes les atrocités des Français contre l’Afrique. Nous nous limiterons à ceux perpétrés de 1947 à 2010

Génocides et autres crimes
Génocide de la France au Biafra/Nigéria, au Cameroun, au Rwanda
Guerres et massacres
Congo-Brazzaville, Guinée, Centrafrique, Angola, Tchad, Côte d’Ivoire, Madagascar
Assassinats des leaders indépendantistes
Moumié, Um Nyobe, Thomas Sankara, Tchuindjang Pouemi, Ernest Ouandíé, sylvanus olympio, Fulbert Youlou. La liste est plus longue.

Assassinat des indépendances africaines:
A travers les contrats secrets imposés aux dirigeants africains, la France a dupé les peuples africains et a vidé les indépendances octroyées de toute leur substance.
Atteinte à l’intégrité des états africains
La France a placé depuis bientôt 50 ans ses espions dans toutes les instances des banques centrales africaines, malgré le fait que celles-ci soient considérées comme symboles de souveraineté de ces états.

Crimes économiques
Franc-CFA
A travers l’un des multiples accords secrets imposés à l’Afrique par la France, le continent perd chaque année 50% de ses recettes d’exportations au profit du trésor français. Et ceci depuis plus de 4 décennies.
L’aide au développement
C’est un vaste réseau qui asphyxie l’Afrique. A travers elle, elle endette et dépouille le continent de ses ressources. Pour Eva Jolie, lorsque la France octroie 1€ à l’Afrique dans le cadre de l’aide développement, elle récolte 100€ de retour. Les milliards extorqués par la France dans le cadre de l’aide au développement doivent être rapatriés en Afrique.
Monnaie guinéenne
Déstabilisation de l’économie guinéenne à travers de faux billets de la monnaie locale, fabriquée et injectés par la France dans l’économie de la guinée
Pactes secrets
Les Pactes secrets sur les matières premières: Contrats de dupes imposés par la France, dans lesquels, elle abuse de manière la plus éhontée de la crédulité des dirigeants africains. Ces contrats sont encore aujourd’hui en vigueur
Travaux forcés
La France a continué sa domination inhumaine sous la forme de travaux forcés, imposés aux sujets noirs d’Afrique. Des milliers de personnes ont trouvé la mort au cours des travaux de barrages, chemins de fer et d’autres ouvrages de construction exclusivement destinés à servir l’exploitation des ressources africaines (mines, coton, arachide, bois)
Franc-maçonnerie
La Franc-maçonnerie française a infiltré les pouvoirs politiques en Afrique et crée un système basé sur l’avilissement de la classe dirigeante africaine, le trafic d’influence, l’escroquerie et l’extorsion des fonds.
Les journalistes
Trafic d’influence et extorsion d’argent auprès des dirigeants africains. Ils promettent à leurs proies de polir leur image auprès de leurs patrons en France.
Conseillers techniques, économiques, politiques
Ils on toujours rodé autour des dirigeants africains et leur ont fourni des conseils qui n’avaient aucun impact sur le développement et le progrès économique ou social Mais malgré toutes leurs défaillances ils ont toujours encaissé des sommes faramineuses. Le cas de Kouchner en dit long. Kouchner Bernard se fait payer 1.500.000€ en quelques jours, pour réaliser une étude, qu’auraient pu faire des étudiants africains. Seuls les Français en sont capables et les exemples de tels actes sont légion.
Partis politiques de gauche et de droite en France
Depuis 5 décennies les dirigeants africains ont spolié les caisses de leurs états pour financer les campagnes électorales de partis politiques de tendances de droite et de gauche. Ils ont agit sous l’influence des dirigeants français.
Les églises catholiques
Elles ont joué un rôle important dans l’infantilisation et l’aliénation culturelle de l’Afrique. L’église catholique française est impliquée dans la spoliation et la séquestration des esprits et des terres en Afrique. Elle doit juridiquement répondre de ces actes.

Enfin, j’aimerais souligner qu’il n’y a rien de plus terrible que l’immense tragédie qu’a vécue notre continent depuis plusieurs siècles. De l’esclavage, à la colonisation et son prolongement, l’Afrique a toujours su y apporter une résistance conséquente. Kagamé l’a fait hier en excluant la langue française du paysage linguistique et culturel du Rwanda. Aujourd’hui Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire résiste dans la conquête de la souveraineté totale de son peuple. La jeunesse africaine toute entière doit partager, s’identifier avec ce combat et le soutenir sans réserve. Nous devons fermement stopper la dénégation de notre continent par la France. Ce sont les filles et fils d’Afrique qui à ce 21ème siècle doivent impérativement écrire l’histoire de leur continent.
 

Djeumo,
journaliste, panafricaniste


 
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Re: Bientôt une cour pénale panafricaine pour les crimes de la France en Afrique
par Visiteur le 20 février 2011
Cassez : le Mexique fait bloc contre l'"arrogant" Sarkozy
Le président mexicain Felipe Calderon a demandé samedi à la France de respecter les décisions de justice mexicaines, suite à la confirmation de la condamnation de la Française Florence Cassez. Les médias et la classe politique le suivent dans sa fermeté vis-à-vis de la France, même si certains remettent en cause le rôle joué par l'actuel ministre de la Sécurité publique, Genaro Garcia Luna.

Sans surprise, une multitude d'éditoriaux, d'articles, de commentaires et de réflexions anti-sarkozystes ont suivi la décision du président français de dédier l'année du Mexique à Florence Cassez. « Arrogant », « colon », « mauvais perdant », tels sont les reproches qui lui sont adressés. Derrière Nicolas Sarkozy, c'est Florence Cassez qui a fait les frais de la colère mexicaine.


Dès le lendemain de l'annonce de la fameuse dédicace, le quotidien El Universal a publié les photos personnelles de Florence Cassez, récupérées en 2005 par la police et données opportunément à la presse, accompagnées de légendes et d'infomations fausses. Ces clichés sont ensuite passés dans tous les médias.


« Dictateur d'une république bananière »

Les artistes qui doivent exposer en France ont aussi réagi à l'annonce du gouvernement français. Dans l'ensemble, ils ont exprimé leur incompréhension qu'une affaire judiciaire remette en cause un événement culturel, censé souligner le rapprochement entre deux peuples.


Les citations les plus reprises sont celles de l'écrivain Carlos Fuentes, ancien ambassadeur en France dans les années 70. En plus d'accuser Nicolas Sarkozy de n'agir que pour s'assurer sa réélection en 2012, il a estimé que le président français se comportait comme « un dictateur d'une république bananière ».


Le monde politique mexicain a fait d'abord corps autour du Président Calderon, jugeant « inacceptable » la proposition de Sarkozy. Miguel Alemán, fils de l'ancien président mexicain et marié à une Française, s'est exprimé en tant que président du comité organisateur pour le Mexique de ces festivités.

L'ancien gouverneur de l'Etat de Veracruz, très en colère contre Nicolas Sarkozy, a rappelé que l'événement coûtait 50 millions d'euros, « dont 20 millions déjà dépensés par le Mexique. Mais j'appuie totalement la décision de notre président de tout annuler », a-t-il ajouté.


« Le culot de la France »




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Re: Bientôt une cour pénale panafricaine pour les crimes de la France en Afrique
par Visiteur le 20 février 2011
LA DÉMOCRATIE PRISE EN OTAGE : COMMENT GEORGES SOROS FINANCERAIT LA DÉSTABILISATION DE LA CÔTE D’IVOIRE.
Reseau Nerrati-Press-20/2/2011

Le conflit post-électoral de Côte d’Ivoire dépasse largement le microcosme politique ivoirien. On connaît les amitiés internationales d’Alassane Dramane Ouattara (ADO) dont Dominique Strauss Khan (DSK), Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa et tout le gratin politique français. Il ne faudrait cependant pas oublier un nom très peu évoqué dans le dossier ivoirien : Le juif américain George Soros [*].


Georges Soros, juif américain d’origine hongroise, misothrope et chantre de la globalisation comme de la mondialisation.

SELON « LA LETTRE DU CONTINENT » DU 25 NOVEMBRE 2010 RELATIF AU FINANCEMENT DE LA CAMPAGNE D’ADO

ADO, qui se prépare à cette échéance depuis quinze ans, a pu compter sur sa fortune personnelle accumulée depuis plus de deux décennies. En outre, le milliardaire américain George Soros aurait mis à sa disposition un « Grumman 4 », rebaptisé « RHDP Solutions ».


Mais George Soros a donné bien plus qu’un jet privé à Ouattara. Pour savoir quels sont les objectifs de George Soros – multimilliardaire né en Hongrie en 1930, chantre de la « globalisation », de la « mondialisation » dont la fortune est issue de manœuvres spéculatives – Pour en savoir, il faut lire cet excellent article de Léandra Bernstein « LA GUERRE SECRÈTE DU MISANTHROPE GEORGE SOROS À TRAVERS LE MONDE. » dont les premiers paragraphes sont édifiants :

Pour George Soros dans « The Deficiencies of Global Capitalism, in On Globalization, 2002 » : « La démocratie et la société ouverte ne peuvent être imposées que de l’extérieur, parce que le principe de souveraineté fait obstacle à l’ingérence extérieure. (…) Certes, il est difficile de s’ingérer dans les affaires intérieures de pays souverains, mais il est important de reconnaître le problème ».


Depuis fort longtemps, l’action et l’argent de George Soros sont devenus des instruments pour démanteler la souveraineté nationale des Etats, en remplissant les caisses d’organisations « philanthropiques » ou « droitdelhommistes ». Nous examinons brièvement ici un des aspects de cette opération.


Au moment de la première enquête au pénal intentée contre lui pour manipulation des cours boursiers en 1979, George Soros lança le « Open Society Fund », destiné à « ouvrir des sociétés fermées ». Aujourd’hui, il est actif dans 29 pays. Affirmant que « les Etats ont des intérêts, mais pas de principes », Soros explique qu’« une société ouverte idéale supprimerait les intérêts nationaux spécifiques, tandis qu’une structure politique et financière internationale prendrait la responsabilité de la défense du bien des gens ». Ceci explique son admiration sans limites pour les « Nations Unies (surtout le Conseil de sécurité) », l’« OMC » et la « Banque mondiale », et sa collaboration avec eux.


Dans ce but, Soros dote ses organisations philanthropiques de liquidités financières, qui « achètent » ensuite d’importants secteurs de la population, qui se déchaîne à son tour pour faire tomber tout gouvernement qui essaie de maintenir une « société fermée ». « Si une nation souhaite contrôler ses propres ressources naturelles, c’est une société fermée. Si une nation souhaite développer son économie et sa force de travail à l’aide de tarifs douan

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Re: Bientôt une cour pénale panafricaine pour les crimes de la France en Afrique
par Visiteur le 20 février 2011
Nicolas Sarkozy ,Michèle Alliot-Marie comportement digne du pire colon
Ivoire Vox-20/2/2011

Une analyse fort pertinente publiée par René GUIART, écrivain français. Le comportement de Nicolas Sarkozy et de Michèle Alliot-Marie en Côte d’Ivoire est tout simplement digne du pire colon….


Il faut souligner la mauvaise foi de la diplomatie française et de son président qui pratique en Afrique, la politique du deux poids, deux mesures.

En République Centrafricaine, l’élection présidentielle a donné lieu à de très nombreuses fraudes. Respectueuse de la décision de la Cour Constitutionnelle centrafricaine de proclamer la réélection de François Bozizé, la France appelle l’opposition à respecter les résultats proclamés par ladite Cour.

Tiens ?

En Côte d’Ivoire, la Cour Constitutionnelle a proclamé la victoire de Laurent Gbagbo et la France par la voix de son président a appelé les États de CDEAO à intervenir militairement pour le bouter hors de la présidence.

Euh ?

Bête, je suis, bête, je resterais sans doute, mais, je ne comprends pas pourquoi dans un cas la France ne respecte pas la décision d’une Cour Constitutionnelle et de l’autre, elle appelle à la respecter.

Sérieux, c’est sûrement que notre président doit être trop intelligent avec ses deux cerveaux. C’est sûrement ça, puisque, je n’ai toujours pas compris.

A moins que cela ne signifie, que notre président a monté avec la complicité de l’ONUCI un traquenard pour virer le candidat qui ne lui plaisait pas, qui est aussi le candidat du FMI.

Autrement, pourquoi, l’ONU n’a pas mis en place de commission électorale indépendante en République Centrafricaine, en Ouganda, au Nigéria ?

Pourquoi, seulement, en Côte d’Ivoire où Sarko, s’est imaginé qu’il allait être le seul à battre les cartes?

L’ONU s’est déconsidérée et a tout simplement prouvé qu’elle n’était toujours que l’instrument de certaines grandes puissances.

Et, si, cela n’est pas vrai, alors qu’elle crée une commission électorale indépendante au Zimbabwe où des élections législatives vont se dérouler.


CENTRAFRIQUE: La France appelle l’opposition à reconnaître la victoire de François Bozizé


La France a demandé lundi à l’opposition centraficaine de reconnaître la victoire le 23 janvier 2011 du président François Bozizé, rapporte Afrique en ligne. « La France prend note des résultats proclamés par la Cour constitutionnelle le 12 février. Elle souhaite que les difficultés identifiées lors du scrutin du 23 janvier, notamment par la Cour constitutionnelle, fassent l’objet d’un large dialogue », a déclaré Bernard Valero, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, le 14 février. En dépit de la présence de carences lors du scrutin présidentiel, la France invite le CFC à “porter son message lors du second tour des législatives”, a-t-il ajouté. L’opposition centraficaine, le collectif des forces du changement (CFC), avait décidé de boycotter le second tour des élections législatives prévues le 20 mars après un refus du recours en annulation de la présidentielle.”



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Re: Bientôt une cour pénale panafricaine pour les crimes de la France en Afrique
par Visiteur le 20 février 2011
 « La France n’a pas encore trouvé une alternative à son développement sans ses colonies. Si nous ne nous débarrassons pas de ces liens, on ne grossira jamais. Ils ont opté pour la guerre économique, mais ce sera très difficile pour eux »... « Ne vous trompez pas de combat, ne pensez pas que Sarkozy vous aime. Il ne vous aime pas, parce qu’il est là pour chercher quelqu’un qui va défendre les intérêts de la France».Koné Katina, ministre du budget du gouvernement du président élu Laurent Gbagbo.


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