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Politique: Ouattrara piégé par les chefs d’Etat
Edité le 14 mars 2011


Politique Alassane Dramane Ouattara était visiblement très heureux à Addis-Abeba, à la suite de la réunion du panel des chefs d’Etat mandatés par l’Union africaine (U.A) pour le règlement pacifique de la crise postélectorale. Il était tellement heureux qu’il a indiqué qu’il ne nommera pas quelqu’un ministre si celui-ci n’a pas la même vision que lui. En clair, il veut dire qu’il ne partagera pas son pouvoir. Un pouvoir qu’il n’a pourtant pas et qu’il n’aura jamais. Car à l’analyse de la déclaration des chefs d’Etat du panel, on se rend compte qu’Alassane Ouattara a été piégé.

En effet, les chefs d’Etat ont indiqué à Ouattara qu’il doit se faire investir par le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire. Ils veulent ainsi lui dire que la voie qui conduit à la présidence de la République de Côte d’Ivoire, c’est celle qui est conforme aux lois de ce pays. C'est-à-dire que pour prétendre être président de la République de Côte d’Ivoire, il faut avoir été élu par les Ivoiriens, être reconnu comme tel par le Conseil constitutionnel et être investi par lui.

En d’autres termes les chefs d’Etat veulent dire à Ouattara qu’ils ne pourront le reconnaître comme président élu de la Côte d’Ivoire comme nous le demande Nicolas Sarkozy, que s’il est reconnu par les institutions ivoiriennes notamment le conseil cons-
titutionnel.

Or ces chefs d’Etat savent très bien que ce Conseil constitutionnel a déjà investi quelqu’un, en la personne de Laurent Gbagbo. Ils savent également que le Conseil constitutionnel ne peut investir à la fois deux personnes dans la fonction de chef d’Etat. Car le fauteuil présidentiel, n’est pas un banc. On peut donc dire que, agacés par Sarkozy, les chefs d’Etat se sont débarrassés de Ouattara.


Boga Sivori



 
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Re: Ouattrara piégé par les chefs d’Etat
par Visiteur le 14 mars 2011
Passées les secousses reçues après les décisions défavorables prises par l`Union africaine à l`issue de la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l`Ua à Addis-Abeba, place est désormais à la reflexion dans le camp Gbagbo pour contrer ces décisions jugées « inacceptables ». Le mot d`ordre, c`est de ne pas céder au découragement et de s`armer de détermination pour affronter les batailles à venir. « Il n`y a rien de nouveau, et on n`a pas avancé. Ce qui a été dit, c`est ce que nous savons depuis trois mois », pense t-on du côté du palais présidentiel du Plateau. Mieux, on tire le meilleur des décisions de l`Ua et on se rejouit de la reconnaissance du Conseil constitutionnel comme l`instance supprême qui valide toute élection présidentielle et donne l`onction constitutionnelle au nouveau président. « Rien n`est perdu », se convainc t-on. Mais en même temps, dans le camp du président déclaré élu par le Conseil constitutionnel, on n`entend pas rester les bras croisés après les conclusions du panel des cinq chefs d`Etat de l`Ua. Selon nos sources, il a été demandé à tous les leaders d`opinion de La Majorité Présidentielle (Lmp) de communiquer et d`expliquer ce qui s`est passé à Addis-Abeba. Dans les jours à venir, les cadres de Lmp, les leaders de jeunesses patriotiques, occuperont les espaces publics d`expression libre, notamment les Agoras et Parlements pour expliquer la situation actuelle, et surtout redonner l`espoir à tous ceux qui l`ont perdu après les décisions de l`Ua reconnaissant la victoire d`Alassana Ouattara. Il s`agira d`aller dire aux populations que seule le Conseil constitutionnel a le dernier mot dans l`élection présidentielle en Côte d`Ivoire, et qu`en la matière, le seul président reconnu et oint par le professeur Yao Paul N`Dré et son équipe, c`est bien Laurent Gbagbo. Quant à Alassane Ouattara, bien qu`étant reconnu et soutenu par la communauté internationale, il continue de courir après une investiture par le Conseil constitutionnel.

Chose que le camp de Laurent Gbagbo ne veut pas voir se réaliser. Au niveau de la galaxie patriotique, c`est la veillée d`armes, avant ce qu`ils considèrent comme « la bataille finale » contre Alassane Ouattara et ses soutiens. Les rencontres se sont multipliées ces derniers jours et intensifiées pendant ce week-end pour harmoniser les vues et les contenus des discours qui seront tenus face à la population dans les jours à venir. A la clé, le camp Gbagbo veut sonner la mobilisation à tous les niveaux, pour parer à toute surprise. Le volet politique et diplomatique de la lutte est laissé à Laurent Gbagbo et son cercle restreint. Le champion de Lmp va d`ailleurs s`adresser à la Nation dans les jours à venir. Quant à l`offensive militaire, elle est l`affaire des Forces de défense et de sécurité (Fds). Le général Mangou et ses hommes peaufinent leur stratégie pour contrer toutes les velléités d`attaque.

H. ZIAO



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