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Colonialisme: “Nous sommes en guerre contre l’impérialisme occidental”
Edité le 30 mars 2011


Politique
Le président du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N’Guessan, a soutenu que la Côte d’Ivoire est en guerre contre l’impérialisme occidental, et non en guerre civile, contrairement à ce que l’on veut faire croire.
“Je voudrais saluer avec Blé Goudé tous les leaders de la jeunesse patriotique ; tous les leaders des parlements et agoras. Nous sommes émus lorsque nous vous voyons rassemblés si massivement à l’appel de la jeunesse patriotique, à l’appel de Blé Goudé, pour que nous fassions une démonstration, qui se passe de commentaires. Une démonstration qui illustre parfaitement la grande détermination du peuple de Côte d’ Ivoire autour de ses institutions, autour de Laurent Gbagbo. Nous sommes venus ici, ce soir, pour témoigner de la solidarité de toutes les organisations démocratiques de Côte d’Ivoire, de la solidarité de toutes les autorités et de tout le peuple de Côte d’Ivoire autour de Laurent Gbagbo, autour des institutions. Nous sommes unis. Nous sommes debout comme un seul homme. Nous sommes mobilisés comme un seul homme, et nous sommes déterminés comme un peuple fier pour défendre notre liberté ; pour défendre notre souveraineté; pour défendre l’indépendance de notre pays ; pour défendre la dignité du peuple de Côte d’Ivoire, et, à travers le peuple de Côte d’Ivoire, tous les Africains.
Le combat que vous menez est su de tous les Africains. Aujourd’hui, la jeunesse patriotique a décidé d’allier, à cette manifestation politique, une dimension spirituelle. Car rien de grand ne peut se construire, ne peut se bâtir sans spiritualité, sans une dimension transcendantale, sans une dimension qui dépasse les contingences matérielles, financières, je dirais même les contingences terrestres. Et c’est parce que cette dimension spirituelle a commencé à foutre le camp dans le monde, sur cette terre, que nous vivons tant de souffrances ; que nous vivons tant de malheurs ; que nous vivons tant d’injustices ; que nous vivons tant de disparités. Depuis 2000, pour révéler cette dimension qui ne peut pas échapper à l’être humain, pour que, dans la vie de l’humanité, l’amour soit au centre de tout, je crois que le Dieu Tout-Puissant a suscité, en Côte d’Ivoire, un homme : Laurent Gbagbo, un peuple : le peuple de Côte d’Ivoire, pour remettre le monde sur le chemin de la vérité ; pour remettre le monde sur le chemin de l’amour; pour faire en sorte que la vie sur terre soit une vie d’amour, une vie de générosité, une vie de justice, une vie d’égalité, une vie de liberté. C’est ce message et cette mission qui nous sont confiés. C’est pourquoi nous devons rester mobilisés ; nous devons rester déterminés. Dieu n’a pas suscité cette crise pour rien. Dieu veut se servir de nous pour mener un combat. Le combat contre les injustices, le combat contre l’impérialisme, le combat contre la domination. Nous menons ce combat au nom de la Côte d’Ivoire. Mais nous le menons aussi au nom de l’Afrique et de tous les peuples du monde. Restons donc mobilisés. Sachons que, dans ce combat, nous ne devons pas faiblir. Je voudrais saluer toutes les autorités qui ont apporté leur soutien à cette manifestation. Il y a les autorités politiques gouvernementales. Il y a plusieurs ministres qui sont là. Je voudrais les saluer tous. Je voudrais saluer le gouverneur du District. Il y a des responsables politiques du Front populaire ivoirien, de l’Aird, de l’Urd. Je voudrais saluer la Fesci. Je voudrais saluer les premiers responsables des parlements et Agoras, en l’occurrence, Jean Marie Konin et Idriss Ouattara. Je voudrais saluer le premier responsable de la Soaf, Jean Yves Dibopieu. Je voudrais saluer Touré Moussa Zéguenn au nom de la Conareci. Je voudrais saluer le président de l’Ung, Stéphane Kipré et les autres responsables de partis politiques.
Nous sommes fiers que Blé Goudé ait associé, à cette manifestation, la dimension spirituelle. Car, comme je l’ai indiqué, nous devons vivre sur cette terre, non seulement animés de besoin de satisfaire des besoins primaires, mais nous devons être au service de l’élévation de l’humanité. Nous devons être au service d’un projet social. Nous ne pouvons pas le réaliser si nous nous contentons de l’égoïsme primaire ; si nous nous contentons de la volonté de domination. C’est pourquoi nous sommes déterminés. Certains se posent la question de savoir si nous allons gagner ce combat. Certains se posent la question de savoir si l’adversité n’est pas au-dessus de nos forces. Quand un peuple se bat pour sa liberté quand un peuple se bat pour son indépendance, pour sa dignité, dans l’histoire, nulle part, il n’est écrit que ce peuple a perdu. C’est pourquoi nous ne pouvons pas perdre. C’est pourquoi nous avons gagné. Ne vous laissez pas attendrir par ou émouvoir par l’ampleur de l’adversité ; par le fait que de grandes puissances sont mobilisées pour nous faire plier. Ces puissances échoueront ici en Côte d’Ivoire. Parce qu’ici en Côte d’Ivoire, Dieu a décidé de manifester sa puissance. Dieu a décidé de faire en sorte que ces peuples aveuglés par leurs intérêts matériels, qui lancent des bombes sur des pauvres populations, que ces peuples se réveillent et comprennent que la voie qu’ils ont choisie est une voie sans issue. Et nous sommes en train de réaliser ce miracle. Depuis au moins dix ans, nous sommes dans cette adversité, mais nous n’avons pas chuté. Nous sommes dans cette adversité, mais ils ne savent même pas par quel bout il faut prendre le problème pour nous terrasser. Ils restent impuissants face à ce petit pays ; face à ce peuple qui n’a rien, sinon ses mains nues pour défendre la liberté. Dix ans de crise, c’est dix ans de succès. Dix ans de crise, c’est dix ans d’échec de l’impérialisme. Pendant ces dix ans, nous avons parcouru beaucoup de capitales. Le président Laurent Gbagbo lui-même a fait pratiquement le tour du monde à la recherche de la paix. Partout, nous avons été confrontés au complot impérialiste français. Mais nous avons toujours fait échec à ce complot. Le dernier échec est celui de l’Union africaine. Croyant nous prendre de vitesse croyant nous imposer Alassane Ouattara sans férir, les puissances occidentales se sont précipitées pour proclamer de faux résultats. De dire qu’un certain monsieur aurait été élu. Ils ont fait ce calcul en ignorant la volonté de résistance du peuple de Côte d’Ivoire ; en ignorant la force de Laurent Gbagbo. Ils croyaient nous avoir à l’improviste, par surprise, mais nous leur avons démontré que nous sommes un peuple vigilant, qu’on ne peut pas nous prendre par surprise qu’on ne peut pas nous imposer par surprise, quelqu’un que n’avons pas choisi comme président de la République.
Le complot a échoué, c’est pourquoi nous sommes aujourd’hui amenés à aller dans des négociations. J’ai eu l’honneur modestement, à la demande du président Laurent Gbagbo, d’être témoin de la dernière négociation. C’est un processus plein d’enseignements. Le premier enseignement est d’abord le bilan. D’un côté, comme on a dit au début, on reconnaît Alassane Ouattara comme président élu. Dans le même temps, on dit que la Constitution ivoirienne doit être respectée. Le Conseil constitutionnel est la seule autorité compétente pour proclamer élu un président de la République en Côte d’Ivoire. En conséquence, ce qui a été dit auparavant n’aura de valeur que si le Conseil constitutionnel investit Alassane Ouattara. Le deuxième enseignement, c’est que cette communauté africaine ne sait pas dans quel sens agir pour ramener la paix en Côte d’Ivoire. Cette communauté africaine est piégée par les puissances occidentales qui veulent à tout prix qu’elle dise une chose à laquelle elle n’adhère pas. L’Afrique digne reconnaît Laurent Gbagbo comme président élu de Côte d’Ivoire. L’Afrique digne reconnaît que les institutions de la République doivent être respectées. Or, en Côte d’Ivoire, le Conseil constitutionnel a parlé. Il a parlé sans équivoque. Il a reconnu que Alassane Ouattara a triché dans les zones Cno donc qu’il est un tricheur. Il a été sanctionné et toutes les voies volées ont été annulées. Sur la base des scrutins des localités où le vote a été transparent, le Conseil constitutionnel a déclaré élu, comme chacun s’y attendait, le président Laurent Gbagbo. En toute responsabilité, de façon souveraine, sans équivoque, le Conseil constitutionnel a décidé que c’est Laurent Gbagbo qui est le président élu. Sa décision est sans appel et s’impose à tous, en Côte d’Ivoire comme à l’extérieur de la Côte d’Ivoire. Nos frères africains ont reconnu cela, mais, prisonniers de la Françafrique, instrumentalisés par l’impérialisme occidental, ils réaffirment comme ils l’ont dit, que Alassane Ouattara doit être investi président de la République. Ils vont passer par où pour investir Alassane Ouattara? Alassane Ouattara va passer par où pour arriver au Palais ? Ils ont dit qu’il a été élu le 28 novembre 2008. Nous sommes, aujourd’hui, le 26 mars 2011. Cela fait un an. Est-ce qu’il a pu être investi? Malgré les hélicoptères Mi-24, malgré les chars…ils n’ont pas pu installer Alassane Ouattara. Ils n’ont pas pu, parce que vous êtes là. Le chemin est bouché. Ici en Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara ne sera jamais président de la République. Il faut que Sarkozy le comprenne. Sur cette terre d’Eburnie, pour qu’Alassane Ouattara soit au Palais, il faut qu’il nous ait tous égorgés. Or on est nombreux. J’ai vu, dans cette foule, des jeunes de 15 ans, de 17ans. J’ai vu aussi des jeunes de 77 ans. Nous sommes ici mobilisés à faire barrage à l’imposture d’Alassane Ouattara. Nous sommes tous déterminés à faire barrage à l’impérialisme français. Le pays ne retournera pas en arrière. Le pays ne sera pas recolonisé. La liberté acquise de haute lutte pas nos parents sera défendue. Nous allons la défendre pour nous-mêmes; nous allons la défendre pour nos parents; nous allons la défendre pour nos petits- enfants.
Chers jeunes, c’est pour vous que nous menons le combat. C’est pour cela que nous sommes fiers de constater que vous avez saisi le sens de notre combat. Lorsque la jeunesse est mobilisée comme vous l’êtes, lorsque la jeunesse est déterminée comme vous l’êtes, alors il n’y a plus aucune issue pour l’impérialisme. Cela signifie qu’en Côte d’Ivoire ici, l’impérialisme est mort il y a longtemps. Il faudra vaincre plusieurs générations et ça fait beaucoup de boulot pour Sarkozy. Et je suis persuadé que Sarkozy ne peut pas réussir un tel boulot.
Je voudrais vous demander de rester confiants. Les temps seront durs, mais sachez que c’est dans la difficulté que se trouve le chemin ; c’est dans la difficulté que se trouve le progrès ; c’est dans la difficulté que se trouve l’émancipation. Pour ceux qui pourraient douter, il ne faut pas douter. Il ne faut pas que votre cœur tremble un instant ; que votre foi soit ébranlée une seule seconde; que vous soyez impressionnés par la Licorne, le déploiement de chars. Tout ça, ce n’est rien. C’est l’homme qui a peur, sinon il n’ y a rien. Avec nos mains nues, nous avons déjà gagné le combat. Ne soyez pas dans le doute. Vous êtes des instruments de libération de l’Afrique.
Nous ne sommes pas seuls. Partout où je suis passé, envoyé en mission par le président Laurent Gbagbo, j’ai vu des chefs d’Etat, j’ai vu des peuples qui sont attentifs à ce qui se passe ici. Ils sont à l’écoute. Ils souhaitent qu’on triomphe, car notre triomphe sera celui de l’Afrique. Ils sont prêts à nous accompagner pour que l’espoir né ici ne soit pas brisé par l’impérialisme français.
En Afrique, nous avons trop souffert. Nous avons trop subi. Nous avons trop perdu. Nous ne pouvons pas éternellement être des essuies glaces du monde. Depuis l’esclavage, l’homme noir a été instrumentalisé. Les ressources de l’Afrique ont été pillées, pour que des peuples aujourd’hui vivent dans l’opulence, vivent dans l’aisance. Est-ce que nous allons continuer éternellement à être les souffre-douleurs de l’humanité ? Est-ce que nous allons continuer à être ceux qui sont sous développés ? Pauvres ? Misérables ? Sans électricité dans les villages ? Vous devez savoir que ce monde est un monde de compétition, un monde de bataille. Les plus faibles sont exploités au profit des plus forts. Chaque fois qu’un peuple va prendre conscience de ses intérêts comme le peuple ivoirien a pris conscience de ses intérêts, il sera combattu comme nous le sommes. Nous devons rester déterminés, nous devons restés mobilisés, par ceque nous n’avons pas le choix. Il n’y a pas d’autre politique que la résistance. Il n’y a pas d’autre issue que la victoire. Sinon nous serons condamnés. Or nous ne méritons pas d’être condamnés.
Aujourd’hui, ces puissances occidentales sont des puissances décadentes. Ces puissances occidentales ont atteint le sommet de leur incompétence. Partout dans les pays, c’est la crise qui frappe de plein fouet. Partout dans ces pays, c’est le chômage qui augmente de jour en jour. Partout dans ces pays, on ne sait plus comme équilibrer les comptes publics. On ne sait plus comment régler le budget de la sécurité sociale. On ne sait plus comment payer les retraites, parce ces pays-là sont bloqués. Ces pays ne savent comment soutenir le niveau de vie de leur population. Ces pays n’ont plus de ressources ; ils n’ont plus de capacité de déploiement. En Europe, quand on dit qu’on a fait un taux de croissance de 1,5%, ça veut dire qu’on a fait un grand progrès. Parce qu’il n’y a plus de capacité d’avancer. Celui qui n’avance pas recul. L’Occident est en décadence et l’Occident est concurrencé de façon vigoureuse par l’Asie. La Chine arrive à grande vitesse. Aujourd’hui, on peut dire que c’est la première puissance du monde. La Chine tient à bout de bras l’économie des Etats-Unis. La Chine finance le déficit aux Etats-Unis. La Chine achète des usines aux Etats-Unis et en Europe. Dans le Moyen Orient, le monde arabe est aussi un souci pour ces puissances occidentales. Depuis toujours, elle refuse de s’aligner ; elle refuse de s’aplatir. Elle veut faire émerger sa propre civilisation. Elle veut faire émerger sa diversité ; elle refuse de s’occidentaliser. C’est une menace pour la civilisation occidentale. L’Iran, la grande Perse, est de retour. C’est une nouvelle puissance qui s’affirme. Elle veut détenir l’arme nucléaire. L’Occident est cerné de toutes parts. La civilisation occidentale est menacée. Elle n’a aucune ressource propre, aucune dynamique interne pour faire face à la concurrence du reste du monde. Aujourd’hui, des pays comme le Brésil, le Viët-nam, la Russie, l’Inde osent élever la voix sur la scène internationale sur tous les sujets. Qu’il s’agisse du réchauffement climatique ; qu’il s’agisse des armes de destruction massive. Il n’y a plus une seule puissance qui parle et les autres se taisent. Il y a des pays qui émergent et qui veulent prendre leur part dans la direction du monde. Et ça, l’Occident ne le veut pas. Qui veut rester la seule puissance dans le monde. L’Occident fait obstacle à l’émergence des pays en développement. Il attend la première occasion pour étouffer toutes les velléités d’indépendance et d’émancipation dans le monde. C’est pourquoi, aujourd’hui, on lance des bombes sur le peuple libyen. La Libye dispose d’un atout essentiel, le pétrole. La Libye dispose d’une capacité de frappe militaire. Les bombes qu’on lance sur les avions libyen, c’est parce qu’on attendait la Libye au tournant. On voyait venir cette puissance militaire qui ose prendre position en Afrique ; qui ose revendiquer le leadership de l’Afrique. Or il faut que le leadership africain reste entre les mains de l’Occident. Il ne faut pas qu’en Afrique, émerge un pays africain capable de rassembler l’Afrique pour que l’Afrique ait une voix sur l’échiquier international. Tous ceux qui vont faire preuve de ces velléités, il faut arriver à les étouffer. C’est pourquoi les bombes tombent sur la Libye. Ce n’est pas parce que Kadhafi a commis un crime. Il a le tort de vouloir être une grande puissance en Afrique. Il a eu le tort de vouloir dicter une voie en Afrique.
En Côte d’Ivoire, c’est le même combat que l’Occident mène. Si les Etats-Unis s’associent à la Grande- Bretagne, s’associent à la France pour lancer des bombes sur la Libye, ça veut dire que ces grandes puissances partagent la même conviction; partagent le même objectif : l’objectif de partager toute velléité de puissance en Afrique. C’est pour cela que nous sommes agressés. Donc restons fermes et déterminés. Certains croient que ce combat est sans issue, mais Dieu a déjà parlé. Dieu a déjà éveillé en nous, dans nos cœurs, l’idéal de liberté, l’idéal d’indépendance, l’idéal de dignité. Et quand un être humain sait éveiller cet idéal, il n’y a pas de moyen de l’étouffer. Toute agression est de l’oxygène pour alimenter la flamme de la liberté. Toute agression que nous allons subir doit être considérée comme l’air pur qu’on insuffle en nous pour revigorer notre ardeur, pour renforcer cet idéal, et pour nous pousser à la lutte. Nous sommes condamnés à vaincre et nous vaincrons. Nous sommes condamnés à gagner et nous gagnerons. Nous sommes condamnés à triompher et nous triompherons. Parce que telle est la loi de l’histoire. Avant nous, d’autres peuples ont triomphé. Même en France, ce sont les sans culottes qui ont été à la base de la révolution française.
En ce 21ème siècle, c’est le tour de l’Afrique de prendre sa part et de prendre sa place sur l’échiquier international. Ce mouvement de libération et d’émancipation a pris racine ici en Côte d’Ivoire. Sachez que vous n’êtes pas seuls. La guerre que nous faisons, certains veulent la travestir et faire croire qu’il s’agit d’une guerre civile. Nous ne nous battons pas entre Ivoiriens. Ce n’est donc pas une guerre civile. Il faut que, partout, vous disiez à tous ceux que vous allez rencontrer que nous ne sommes pas ici en Côte d’Ivoire dans une guerre civile. Nous sommes dans une guerre contre l’impérialisme occidental. Nous sommes dans une guerre contre la France de Sarkozy. Nous sommes dans une guerre de libération nationale, et tous les Ivoiriens sont mobilisés autour de Laurent Gbagbo. Ce ne sont pas les Ivoiriens qui s’affrontent entre eux. Même si on voit des noirs armés de Kalachnikov qui combattent, ce sont des mercenaires au service de l’impérialisme occidental. Parce que, toujours et partout, l’impérialisme utilise les fils de la nation contre la nation. Hier, ils l’ont fait avec Patrice Lumumba; hier, ils l’ont fait contre Kwamé N’krumah ; hier, ils l’ont fait contre Sékou Touré ; aujourd’hui, ils le font contre Laurent Gbagbo. Ceux qui combattent ne représentent pas la Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara est un mercenaire au service de l’impérialisme occidental. Il ne se bat pas pour le peuple de Côte d’Ivoire. Il ne se bat pas pour l’émancipation de la Côte d’Ivoire. Il se bat pour que la Côte d’Ivoire reste assujettie, reste dominée et reste une proie entre les mains de la France. C’est pour cela que nous le combattons ; et c’est pour cela que nous le combattrons. Parce qu’il est un instrument au service de l’impérialisme français. La France n’aurait pas déployé tant de moyens, s’il s’était agi d’un individu qui se battrait pour les intérêts ivoiriens. Pour quelles raisons la France déploierait tous ces moyens? Pour quelles raisonss la France actionnerait l’ONU ? Pour quelles raison la France serait ici depuis dix ans, avec tous ces milliards ? Si c’était pour la Côte d’Ivoire, ces milliards auraient servi à construire des écoles à construire des hôpitaux. Ils se sont mis au service d’un projet de domination. Et les instruments de la domination, les instruments de ce projet, c’est Alassane Ouattara et sa clique du RHDP. C’est pourquoi je voudrais saluer ici Atsain Jean Claude, qui est à la tête du nouveau PDCI. Il essaie de ramener le PDCI-RDA dans la voie de la Nation, dans la voie de la République, dans la voie de la Démocratie. Merci et félicitations pour le combat noble que tu mènes. Merci et félicitations pour la pertinence de ta vision pour ton sens patriotique et pour l’engagement en faveur de la Nation ivoirienne. Nous avons besoin de partis politiques nationaux de partis politiques qui se battent pour les intérêts de la Côte d’Ivoire et non pour les intérêts étrangers. Nous avons besoin que tous ceux qui veulent faire la politique en Côte d’Ivoire accordent la plus grande priorité à la cause ivoirienne.
A l’Hôtel du Golf, on n’a qu’une seule parole à la bouche : que l’Onu vienne bombarder la Côte d’Ivoire. Cela veut dire que ceux-là ne sont pas au service de la Nation ivoirienne. Ils se sont mis au service des intérêts étrangers.
Chers frères et sœurs, chers amis, je voudrais vous remercier, je voudrais vous féliciter pour votre combat. Je voudrais vous dire bravo pour la victoire. Nous avons déjà gagné. Nous avons gagné parce que Dieu est avec nous. Et celui qui bâtit avec le Tout-Puissant ne peut que construire sur du durable. Merci donc d’être venus. Je vous invite à rester mobilisés ; je vous invite à rester soudés. C’est toute la Côte d’Ivoire, dans sa diversité ethnique dans sa diversité religieuse, dans sa diversité générationnelle, qui est rassemblée autour de Laurent Gbagbo, pour que vive et triomphe la Côte d’Ivoire nouvelle pour que vive et triomphe la Côte d’Ivoire nouvelle, libre et indépendante et démocratique. Je vous remercie”.


Propos retranscrits par César Ebrokié


 
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Re: “Nous sommes en guerre contre l’impérialisme occidental”
par Visiteur le 30 mars 2011
Après son message au peuple ivoirien samedi dernier : Ce que Obama doit savoir de la Côte d’Ivoire

Dans un message qu'il a adressé, samedi dernier, aux Ivoiriens, le Président américain, Barack Husséin Obama, les invite à faire un choix sur leur avenir. Il estime que ce choix est incarné par Alassane Dramane Ouattara qu’il fut élu, selon lui, le 28 novembre 2010 aux termes d’une élection qu’il a qualifié de « libre et honnête ». Par conséquent pour Obama, « Alassane Ouattara est le chef démocratiquement élu de la nation ivoirienne ».

Comme on le voit, le chef de l’Etat américain n’a pas eu les bonnes informations sur l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Et c’est parce que les rapports que lui ont son ambassadeur en Côte d’Ivoire, Philip Carter 3 et celui aux Nations Unies, Susan Rice, ainsi que la France du dictateur Nicolas Sarkozy, étaient aux antipodes de la réalité du terrain, qu’il continue de s’engluer dans des déclarations qui n’honorent pas la grande démocratie que sont les Etats-Unis d’Amérique.

En effet, il faut préciser qu’aucun résultat concernant le scrutin du dimanche 28 novembre 2010 ne donne Alassane Ouattara, vainqueur. Selon le Conseil constitutionnel qui est le juge suprême des élections en Côte d’Ivoire, comme la cour suprême l’est pour les Etats-Unis, c’est le candidat Laurent Gbagbo qui a remporté le scrutin avec plus de 51 % des suffrages. Et conformément à la constitution ivoirienne, M. Gbagbo a été investi en tant que Président démocratiquement élu de la nation ivoirienne. S’agissant de la Commission électorale indépendante (Cei), structure administrative chargée de l’organisation pratique des élections, elle n’a pu légalement donner de résultats provisoires, faute de consensus entre les membres de sa commission centrale. La CEI n’a pu également produire de procès-verbal (PV) de proclamation de résultats provisoires. Alors qu’au terme du premier tour du scrutin, le 31 octobre 2010, cela avait pu être possible parce que les commissaires centraux avaient dégagé un consensus autour des résultats provisoires. Conformément à la loi électorale, la CEI disposait de 72h après la fermeture des bureaux de vote, le 28 novembre dernier, pour livrer les résultats provisoires. Passé ce délai, la tâche revenait au conseil constitutionnel de prendre en main le dossier électoral. Le président de la CEI, Youssouf Bakayoko, résidant aujourd’hui en France dans les bonnes grâces de l’Elysée, le savait pertinemment lorsqu’il avouait à la télévision nationale, le 1er décembre dernier, à quelques heures de l’expiration du délai, que la commission n’était pas prête. La Cei forclose, le 2 décembre, Youssouf Bakayoko avait déjà transmis le dossier électoral au Conseil constitutionnel, quand « encadré » par l’ambassadeur américain Philip Carter III et celui de la France, Jean-Marc Simon, il a donné seul et entouré de soldats de la rébellion armée pro-Ouattara de prétendues résultats provisoires au quartier général du candidat Alassane Dramane Ouattara au Golf Hôtel.A noter que dans la soirée du 1er décembre, Nicolas Sarkozy avait adressé un curieux courrier d’injonction à Youssouf Bakayoko.

Philip Carter III, Suzan Rice et la France ainsi qu’assurément Mme Hillary Rodham Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, n’ont pas donné la vraie information au chef de l’exécutif américain. Car ils savent tous que le scrutin n’a pas été du tout libre, le 28 novembre dernier, dans le nord de la Côte d’Ivoire où sévissent les rebelles armés par la France pour qu’Alassane Dramane Ouattara. Les observateurs électoraux honnê

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Re: “Nous sommes en guerre contre l’impérialisme occidental”
par Visiteur le 02 avril 2011
Je dirais que cet article doit être connu dans le monde entier. Envoyez-le sur Facebook, twitter et autres. Envoyez- le à tous les ambassades sur cette planètes. Partout sur les 6 continents


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