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Sarközy: Les média français sous influence
Edité le 08 février 2007


Société
Liaison dangereuse

Depuis 2002, Nicolas Sarkozy a placé des hommes à lui dans presque toutes les rédactions parisiennes, dans la presse écrite comme dans la presse audiovisuelle.

Les Français ne connaissent pas la société audiovisuelle ETC (Etudes, techniques et communication). Pourtant, ils ne cessent de voir ses productions à la télévision.
C'est cette entreprise, appartenant à l'UMP, le parti de Nicolas Sarkozy, qui filme le candidat Nicolas Sarkozy et qui ensuite vend (ou plus souvent donne) ses reportages aux chaînes de télévision françaises.

«Le plus grave, ce n'est pas que Sarkozy organise ses propres reportages, mais que les télévisions acceptent ce procédé car il leur fait économiser de l'argent», proteste un journaliste parisien sous couvert d'anonymat.

Pourquoi se gêner?

La société ETC jouit d'une excellente réputation professionnelle, elle offre des images parfaitement maîtrisées, avec des caméras face à la tribune, sur les côtés, et survolant la foule.

Nicolas Sarkozy a même organisé le retour de Cécilia, son épouse, au domicile conjugal. Son photographe a pris soin de prendre les clichés à distance afin de faire croire qu'il s'agissait de photos volées par un paparazzi... Rien d'étonnant à cela.

Comme le rappelle Frédéric Charpier dans son livre «Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir» (1), l'actuel ministre de l'Intérieur avait imaginé un temps devenir journaliste.


Les journalistes au pain sec

Maire de Neuilly, dans la région parisienne, et président des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France, Nicolas Sarkozy courtise de longue date les patrons de presse, qui sont souvent ses administrés, comme autrefois Robert Hersant, propriétaire du Figaro et de 30% de la presse française, et aujourd'hui Martin Bouygues, le patron de TF1, dont le journal télévisé est regardé par 8 millions de personnes.
«Il est non seulement l'ami des patrons de presse, mais il est aussi l'ami des rédacteurs en chef et des chefs des services politiques qu'il appelle tout le temps au téléphone.

Sarkozy s'est aussi constitué une cour de sans-grade qui espionnent pour lui à l'intérieur des rédactions, recevant en compensation des informations exclusives ou des promesses de promotion», raconte un enquêteur connu de la presse parisienne.

Le climat est devenu tellement étouffant que ce journaliste demande non seulement que son nom n'apparaisse pas, mais que son journal ne soit pas mentionné non plus. «Je suis contraint de me méfier de mes propres collègues», déplore-t-il.

Ministre de l'Intérieur, à la tête de deux services secrets, la DST et les Renseignements généraux (RG), Nicolas Sarkozy est un homme tout-puissant.
Alors que ses «amis» journalistes sont abreuvés de scoops sur la délinquance ou sur le terrorisme, les autres rédacteurs se retrouvent au pain sec : les policiers ne leur parlent plus. Pire, ils découvrent que les Renseignements généraux ne font pas seulement des enquêtes sur les collaborateurs de Ségolène Royal, la candidate socialiste, comme Bruno Rebelle, ancien directeur de Greenpeace.

Mais qu'à l'occasion, ils s'intéressent aussi à la vie privée des rédacteurs un peu trop à gauche.
«Un proche de Sarkozy vous appelle au téléphone et lâche le nom de votre maîtresse, menaçant de le faire savoir à votre épouse si vous ne devenez pas davantage conciliant avec le candidat de l'UMP», s'étrangle un journaliste du Figaro.

Un proche de Sarkozy que Karl Laské, journaliste à Libération appelle carrément «le lanceur de boules puantes».


Le livre à charge intitulé «Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus» (2), écrit par plusieurs journalistes parisiens sous le pseudonyme de Victor Noir, s'est vendu à plus de 25 000 exemplaires. Il est réédité en livre de poche.


Sarkozy propulse les ventes

«On montre du doigt le magazine Le Point pour ses 10 couvertures consacrées à Nicolas Sarkozy ces derniers mois. Le problème, c'est que ces 10 couvertures ont bien vendu.

Les journalistes qui ne sont pas sarkozystes ne peuvent pas reprocher ce choix journalistique à leur direction», souligne François Malye, président de la Société des rédacteurs du Point.


Le Matin Suisse

 
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Re: Les média français sous influence
par Visiteur le 12 février 2007
influence, vous avez dit influence?

L'avocat de Kémi Séba, maïtre Ismael Diouf, a annoncé que les journalistes ont été entendus comme témoins par le juge. Ce qui est "sans doute contraire à la déontologie", mais le plus étonnant est que "aucun des membres de la Génération Kémi Séba qui l'ont accompagné" n'a été entendu"

audio (2min38): http://www.thotep.com/article.php3?id_article=230


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Re: Les média français sous influence
par Visiteur le 12 février 2007
P.S: (influence, vs avez dit influence?)

On notera la couverture médiatique extrêmement partisane voire mensongère autour de l'affaire Kémi Séba.

Le rapport direct avec cet article, c'est que Sarkozy, lors de son discours d'investiture, a consacré un chapitre à une certaine "tribu"...
De à imaginer quelques raisons au zèle des fonctionnaires dans cette affaire! On se fait une petite idée de ce qui peut attendre la France.

Cette affaire me semble bien plus importante qu'il n'y parait. Un dossier inconsistant, une procédure expéditive voire abusive?...un prisonnier politique en France, ce ne serait pas rien!


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Re: Les média français sous influence
par Visiteur le 18 février 2007
Bonjour,

"«Le plus grave, ce n'est pas que Sarkozy organise ses propres reportages, mais que les télévisions acceptent ce procédé car il leur fait économiser de l'argent», proteste un journaliste parisien sous couvert d'anonymat.", lit-on dans ce texte (c'est moi qui souligne). Moi, qui suis issu d'un pays rongé par la dictature (la Tunisie), qui appelle de ses vœux, avec bien d'autres, en Tunisie et dans le monde Arabe, l'avènement de la démocratie, trouve choquant  ce "sous couvert d'anonymat", venant d'un journaliste qui a la chance de vivre sous une démocratie. A moins que les choses se soient détériorées à un tel point, que l'autocensure soit devenue la règle en France et la liberté d'expression l'exception! 



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Re: Les média français sous influence
par Visiteur le 19 février 2007
"A moins que les choses se soient détériorées à un tel point, que l'autocensure soit devenue la règle en France et la liberté d'expression l’exception !"

Je ne pense pas que les choses se soient réellement détériorées, elles ont toujours été ainsi et c'est nous qui croyions aux chimères.
Ce que nous vivons ici est tout simplement un transfert de souveraineté qui fait que les média traditionnels sont en perte de vitesse au détriment d'Internet.

Ceux qui se faisaient berner à l'époque des média audiovisuels tout puissant et monopolistiques réalisent que le monde est plus étendu que le périphérique parisien et s'approprient cette information qui émane d'autres sphères.
Nous réalisons que nous ne somme plus le centre du monde, mais contraints de dépasser nos archaïsmes pour prendre le train de la modernité.

Ce que nous qualifions maintenant d'autocensure des journalistes français n'est qu'un mouvement de protection d'une caste qui se cooptait sur la base d'intérêt commun ou de partage de l'idéologie sioniste (avant ils ne l'avouait pas, ces temps-ci ils l'affirment ouvertement).
Maintenant que les fondations de la médiacratie s’effondrent, il y a de leur part comme une volonté de continuer à se serrer les coudes pour assurer leur survie.

N'oublions pas que, si sous d'autres latitudes les journalistes courageux meurent sous les balles ou dans les geôles des régimes autoritaires, ici en France, les journalistes courageux finissent par mourir de faim et de froid. La peur de cette perspective fait renoncer à l'idéal d'informer.
Cela laisse à méditer sur la solidité de notre "démocratie"


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