La police française violente, raciste et au dessus des lois ?
Date: 13 avril 2006
Rubrique: Société


Telle est la question que se posent les citoyens français à la lecture des rapports publiés successivement par AMNESTY INTERNATIONAL, La COMMISSION EUROPEENNE DES DROITS DE L'HOMME et maintenant la COMMISSION NATIONALE DE DEONTOLOGIE DE LA SECURITE.


En 2005, AMNESTY INTERNATIONAL (AI) publiait un rapport très alarmant sur la Police française.
Dans sont rapport, AI se préoccupait de la lenteur des procédures judiciaires, de l'existence d'une justice "à deux vitesses" beaucoup plus rapide pour les plaintes déposées par des policiers que pour les plaintes déposées contre des policiers et des condamnations prononcées, qui ne sont souvent pas à la mesure de la gravité des crimes.
D'après AI, la police française est assimilée à une corporation de racistes, employant un personnel sous formé, violent et bénéficiant d'une impunité digne des milices des pires républiques bananières.
AI concluait son rapport en engageant instamment le gouvernement français, entre autres, à faire appliquer plus strictement les lois existantes qui interdisent les atteintes racistes et à mieux surveiller leur mise en œuvre, ainsi qu'à veiller à la bonne application des dispositions qui font des mobiles racistes une circonstance aggravante dans certaines infractions.
Le résumé du rapport est accessible via ce lien http://www.amnesty.asso.fr/01_informer/12_actualite/france/france_en_quete_de_justice.htm#resume


En février 2006, M. Gil ROBLES, Commissaire Européen des Droits de l'Homme, épinglait à nouveau la police et la justice françaises.
Le rapport fait état d'usage disproportionné de la force par les policiers, de la faiblesse des institutions de contrôle de la police, des pratiques de non droit dans les zones d'attentes, des centres de détention indignes d'un pays européen et d'usage fréquente de la violence sur des populations immigrées.
A ce jour, le gouvernement français n'a toujours pas mis en oeuvre les recommandations de ce rapport.

Le 12 avril 2006, M. Pierre Truche, Président de la Commission nationale de déontologie de la sécurité, a rendu son rapport annuel.
Que trouve t-on dans ce rapport ? Abus de pouvoirs, bavures policières, traitements inhumains de détenus, interventions policières trop musclées.
Ce rapport signale plusieurs dérapages commis par des policiers lors d’interpellations sur la voie publique.
Il y est fait état d'une manière générale, des dysfonctionnements liés au manque de formation des policiers ou des gardiens, au défaut d'encadrement et à l'affectation de jeunes fonctionnaires sans expérience dans les banlieues à problèmes aussi bien que dans les prisons.

M Pierre Truche conclut, dans ce rapport qui n'honore pas la Police Nationale, « si les bavures policières augmentent tant, il faut peut-être regarder du côté des policiers. Des réformes sont indispensables en matière d’encadrement et de formation. »

A la lecture des rapports desdites institutions, force est de constater que la Police nationale est à l'image des autres institutions républicaines, ségrégationistes et incapables de s'adapter aux exigences d'un Etat moderne.






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